Et voilà la suite !
Lundi matin… Comment ça lundi matin ? Angelika se releva d'un bond sur son lit d'hôpital. "Ali ? Où est Ali ?" L'infirmer dut la faire asseoir de force pour la calmer et lui expliquer la situation : son garde du corps était hors de danger mais plongé dans un profond coma. Angie signa rageusement l'autorisation de sortie, rendit visite à Ali et lui jura vengeance. Fini de jouer elle allait payer la morveuse…
De retour au club, elle fouilla les décombres et retrouva parmi les quelques restes de la bombe humaine un petit morceau de papier sur lequel était inscrit "Castors Étang de la Bièvres". Quelques recherches plus tard, Angelika découvrit qu'il s'agissait de la Villa des Castors en vente depuis 2 ans.
Elle prit rendez-vous de sa voix la plus suave auprès de l'agence immobilière. Puis assura ses arrières en ralliant, au cas où, un petit groupe d'amis fidèles d'Ali. Aucun n'hésita à la suivre dans une expédition punitive, il leur avait suffit de croiser le regard fiévreux de leur patronne pour comprendre sa détermination et se tenir à sa disposition en cas de besoin…
La pression commençait à retomber, Angelika se posa quelques instants : pas question de céder à la violence pure et de mettre d'autres personnes en danger, il fallait réfléchir. Le plan d'action lui parut alors évident.
Tout d'abord, elle reporta sa visite auprès de l'agence tout en s'assurant que le vendeur lui en réserverait l'exclusivité jusqu'à la semaine suivante. Comme ça pas de visite impromptue !
Elle envoyé ensuite un message à la Villa des Castors : "Je sais qui vous êtes, je me doute que vous devez être très méfiante. Je n'ai pas l'habitude d'obéir aveuglement aux ordres et je suis certaine qu'après une franche explication nous pourrons trouver une solution qui satisfera tout le monde". Sait-on jamais ? Après tout un renégat n'en est plus à un retournement près !
Enfin Angelika traîna dans les clubs de paint-ball et finit par rencontrer ceux qu'elle cherchait : des démons de Baal. Elle leur raconta le plus simplement du monde qu'un démon de Baalbérith déblatérait partout que les mecs de chez Baal était des petites fiottes incapables de buter une gamine. Elle leur proposa donc de l'accompagner pour réparer cet affront. En 4 secondes l'affaire était conclue.
Ils arrivèrent dans la foulée devant la villa des Castors. Dans le parc patrouillaient une dizaine d'humains armés jusqu'aux dents … et portant des méga crucifix autour du cou. "Ben tiens manquait plus que ça, des soldats de Dieu ! Quel dommage ca va être un vrai massacre …", se dit Angelika en se réjouissant de cette perspective. Au milieu de tout cela, une petite fourgonnette publicitaire faisait méchamment tâche dans le décor et intriguait notre démon.
Soudain la fenêtre du premier explosa, un corps fut projeté sur le sol. Un homme blond en toge blanche se releva en brandissant une épée à deux mains. Il harangua tous les soldats "Suivez-moi ! Allons éliminer cette démone qui a trahi les siens et veut nous trahir à notre tour !"
Les soldats se précipitèrent dans la maison tandis qu'une petite blonde apparaissait à la fenêtre. Profitant de ce mouvement de foule, notre équipe s'approcha rapidement du camion et Angelika en profita pour l'examiner … chouette un lance-flammes ! Juste le temps de se planquer avant que la gamine ne saute par la fenêtre pour tenter de fuir.
Le sang d'Angie ne fit qu'un tour : elle grimpa dans le camion et lança une bonne grosse flamme sur la gamine. Bingo ! Laure de Guérdin disparut dans un gros "pouf !" caractéristique et en bonus 5 soldats de Dieu y laissèrent leur peau.
Sa mission menée à bien, elle laissa les 4 Balla s'amuser avec l'ange et les soldats restant… Quel spectacle !
Avant de quitter ses nouvelles connaissances, Angelika ne faillit pas à sa promesse et leur glissa gentiment le nom de Phoupls (comme quoi elle se rappelait de son nom quand elle voulait !)… Fallait pas la chercher !!!
Retour au club, fourbue mais comblée (même si l'état d'Ali restait stationnaire…) ! Elle reçut un message confidentiel (tiens plus de pigeon ???) avec une belle récompense. Mais ce qu'elle attendait plus que tout avec une certaine jouissance : savoir ce qu'il était advenu de Poulps.