La fin d'une époque ?
Une nuit, tranquille, troublée cependant par la voix d'Aswad. A
ie. Confiance. Isham. Lequel des deux, cela dit ?
Le matin, il y a eu une cérémonie émouvante à l'églsie Saint Corvus. Parmi les personnes venues y assister, Valentino et Adalgisa, sa courtisane, Gianni G. della Vestini, Braslyn et... "l'ambassadeur" du Tiakhar.
Comme il restait, à la fin de la cérémonie, je suis allée le voir, de manière courtoise mais peu diplomatique, je dois l'avouer, pour lui signifier que, s'il touchait à un cheveu du père Ilya et de ses protégés, je sortais les griffes et le réduisais en miettes. Cela, en Han Hua - et après une brève conversation des plus étranges, il y a eu un bien étrange échange de regards... Une sorte d'éclair mutuel, bien qu'il ne s'agisse pas de coup de foudre (d'autant que j'ai appris, au soir, que cet homme est vraiment vraiment maléfique, il avait pour habitude de clouer les capitaines des ennemis à son navire et de les laisser mourir ainsi...)
Je me suis ensuite rendue à la
Nostalgia. Pour savoir ce que voulait Aswad. En fait, les anciens propriétaires de mon ami sont venus le chercher, manu militari... Isham, qui est parti faire des recherches du côté du port, a trouvé qu'ils s'étaient bien dirigés vers Trebizond et surtout, que le bateau et les hommes avaient été payés juste pour le trouver et le ramener,
lui.
J'étais confuse, perdue et ne savais que faire. C'est pourquoi j'ai demandé à Carla Bernouilli de me faire un tirage... J'espérais des réponses quant à mes choix - quelque part, il y en a eu, mais il s'agissait aussi et surtout de choix amoureux, d'un constat - ce que j'étais, ce que je suis. J'imagine en tous cas que cela m'a aidée, malgré moi ou malgré ce que je lui ai dit, je suis décidée à dire clairement les choses à Fenrir, et puis voir le chaos de son existence "noir sur blanc" fait j'imagine de l'effet.
Bref, je rentrai chez moi, troublée, quand Iossef fit irruption à la porte, il avait besoin de moi pour convaincre le pseudo-assassin de Ljuba Esquiliytch de parler, car il ne voulait que nous parler à tous deux... Dans la confusion, il m'expliqua que ce type - Bogatyr - s'était jeté sur la directrice de l'opéra, après avoir tué ses trois gardes du corps et l'avait frappée du pommeau de sa hache, Iossef s'était interposé avant de se rendre compte qu'il s'agissait d'un membre de la famille de la réfugiée qu'il a chez lui (quoi, ce n'est pas clair ?)
Du coup, il a laissé la pauvre femme dans les bras des Dragons rouges et s'est démené pour faire soigner le type - Petit Seigneur - et lui parler.
Passons sur la manière dont la pauvre Ljuba a été traitée.

Elle vivra et c'est ce qui compte.
Bref. Petit seigneur est le seul survivant de sa famille, écharpée par les Esquiliytch. D'où, vendetta. D'où, quand on l'a payé pour éliminer Ljuba, il n'a pas hésité. Il voulait nous voir pour ce qu'on avait fait au Pilon et aussi, voulait négocier sa vie contre des infos sur le commanditaire.
Iossef lui a parlé de sa protégée et l'a convaincu de quitter la ville et renoncer à sa vengeance, en échange de quoi on le faisait libérer.
Ensuite, nous sommes allés dans les bas-fonds trouver Provda pour lui expliquer : Haqim, pavillon de chasse, contrebande. Or donc... Il fut extrêmement difficile de persuader Iossef de transférer la faveur de Ljuba sur moi, et de lui faire rentrer dans la tête que : 1/ demander un remboursement de faveur alors que la pauvre femme est blessée, c'est vulgaire et le meilleur moyen de se griller 2/ les Esquiliytch n'accéderont jamais à ladite faveur... Finalement, je les ai laissés en disant que je m'occupais de la libération du type, mais qu'il était hors de question que j'aille crapahuter dans la nuit. Marre de tuer les gens.

Le côté positif, c'est que Iossef, Provda, et un Vesten ont été là-bas
et ont dégommé la tête des Uomini à Sousdal, l'homme qui était responsable de l'incendie entre autres...
De mon côté, j'ai été invitée chez les Bernouilli à dîner, Carla avait vu qu'il fallait que je sois là le soir. Après une conversation des plus intéressante (sur les rapports malheureux de Racluro Mondavi et de son épouse...), en plein plat de résistance, 10 hommes masqués ont fait irruption dans la pièce (payés par Haqim pour assassiner les Bernouilli et nous faire porter le chapeau à Iossef et moi... Pas de bol, hein ? Cette fichue destinée... Mais je ne l'ai su qu'après)
Au terme d'un combat pas du tout épique, entre la parade "couteau-fourchette", la métamorphose ratée se terminant en charge à coup de chaise puis, le coup de couteau dans la gorge du dernier survivant, sans compter la présence invisible d'Amin et la lame de Gualterio... Nous sommes venus à bout des hommes.
parmi eux, les incendiaires.
Pour me remercier de leur avoir sauvé la vie et de m'être laissée manipuler (

), Gulaterio m'a offert... Mon contrat. Je suis libre!!!