Le forum des narrations de parties JDR
 
AccueilAccueil  GalerieGalerie  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  Connexion  

Partagez | 
 

 Castille - 1668

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage
lledelwin
Baratineur
Baratineur


Nombre de messages : 17
Localisation : Bruxelles
Date d'inscription : 27/02/2011

MessageSujet: Castille - 1668   Mar 1 Mar - 3:25

Bonjour à tous,
J'ai commencé une chronique par internet voila quelques mois qui se déroule en Castille et qui verra les joueurs explorer la Castille libre avant, si tout se passe bien et que j'arrive à les manœuvrer jusque là.

Le Loup de Sigüenza

Un groupe de héros se trouve en Aldana, dans un petit village paumé où ils ont fait halte pour la nuit et pour diverses raisons.
Le village est en ébullition : on a retrouvé massacré de façon affreuse l'intendant de la hacienda del pinto, demeure (de campagne) de la famille Lago, dont l'actuel représentant mâle est un fier et ténébreux officier pour l'heure en permission sur ses terres, don Enrique Bejarano de Lago. Certains PJ le connaissent, pour d'autres c'est juste une rencontre fortuite, l'hôte d'une nuit alors qu'ils comptaient se rendre plus loin. Mais, courtoisie oblige, ils ne vont pas laisser leur hôte se débattre seul face à une population qui crie au Garou, un alcade de mauvaise volonté qui n'a qu'une seule envie : boucler l'affaire au plus vite et si possible en humiliant le seigneur des lieux voir même un Inquisiteur venu voir s'il n'y a pas là quelqu'histoire de sorcelerie...

Dans ce groupe se retrouvent :

- Andreo, un jeune spadassin d'Altamira, désireux de se faire un nom comme spadassin et une réputation comme Vago (mais d'abord, cherche à les rejoindre) qui escorte en ce moment une malheureuse prostituée de la Cité Vaticine, membre des vagos, qui a eut la folie de tenter de massacrer seule, sous le masque grimaçant, un inquisiteur... Elle est maintenant envoyée au vert chez un noble qui la fait passer pour sa maitresse enceinte (ce qui justifie qu'elle garde la chambre), et battue (ce qui explique son bras en écharpe) au mépris de sa réputation de gentilhomme. Dur dur d'être un héros.

- Carlotta, une prêtre vaticine, membre du Collège Invisible, dont les théories contentieuses, publiées sous son nom et celui de son époux, ont valu à se dernier un aller simple vers l'AElatorum en passant par la case bucher accident de laboratoire. Elle s'était faite discrète, mais laisser un enfant mourir était au-dessus de ses forces et elle a donc expérimenté l'une des premières trachéotomies de l'histoire de la médecine. Il était temps pour elle de se mettre au vert, accompagnée si besoin d'un galant chevalier servant qui la couve d'une attention amusée.

- Don Diego, un fier hidalgo et un fieffé séducteur, désireux de trousser tout ce qu'il peut tant que cela reste sans conséquence (si conséquence il y a, il change de ville !) et qui, un jour où l'autre, sera rattraper par son destin et la famille de sa très prude fiancée. Pour l'heure, il enquête sur la fuite de don Enrique en compagnie d'une fille de petite vertu, à la demande de la mère de ce dernier.

- doña Marissol, qui a fuit un mariage arrangé à San Christobal parce qu'il était inconcevable que sa mère organise ses noces en l'absence de son père - car une fille doit être conduite à l'autel par son père - et qui a donc décidé d'aller voir par lui-même la raison qui retient son père à la Reina del Mar. L'argument "il est mort" est invalide !



L'autre groupe se trouve à mille lieues de là, dans la cité d'Altamira. Les hasards de la route ont fait se croiser, dans
le scénario de "la fiancée castillane" :


- Edelweiss von Posen : une noble dame eisenör à la recherche d'un parent, disparu en Castille avec l'héritage précieux de la famille, le bidule en drachensein (j'ai pas encore décidé de ce que serait cet objet, au juste, je sais qu'il se trouve quelque part en Castille occupée)

- Luigi degli Lucani : " il est beau et il le sait. Il plaît aux femmes, et il le sait, il en profite et il a eu tord !" Coureur de jupon éperdu, il a eut la mauvaise idée de s'attaquer aux jupons de la courtisane attitrée d'un sale mome de la famille Villanova. Après une cuisante défaite contre le-dit jeune homme, qui l'a laissé à moitié estourbi, son père, un membre mineur des Lucani, a décidé de l'envoyer au vert avant de se mettre définitivement les puissants "protecteurs" à dos, et l'a expédier retrouver sa fiancée castillane. Fiancée qui est tout le contraire des discrètes filles de la noblesse vodacci, sinon ce n'aurait pas été drôle. J'avais pensé lui offrir l'épée de Damoclès "Fiancé", mais suite à un échange de propos aigre-doux, de coup de pieds sous les tables et de grandes déclarations et promesses... il a gagné l'Epée "Romance !"

- Leandro d'Espinoza, philosophe et libertin castillan, qui n'aime pas du tout l'Inquisition et la façon dont elle traite les ouvrages savant ("tant d'intolérance, c'est intolérable !"), grâce à qui cette campagne va rapidement passé en "interdit en - 18 ans" s'il continue à tenter de trousser tout ce qui bouge...


La jeune Dolorès, petite personne très volontaire, est certes faite à peindre, belle comme un coeur et tendre comme la rose, mais elle est également une étudiante acharnée de l'Universidad qui a même monté son propre laboratoire dans la cave parentale (* boum, quand votre cellier fait boum*). Choc des cultures lorsque son fiancé la rencontre, mais curieusement, l'alchimie se passe bien et ils se plaisent tant que leurs parents vont bientôt les séparer à coup de saut d'eau froide en attendant le mariage, qui ne devrait pas tarder...
La seule chose qui chiffonne Dolorès est qu'un autodafé d'ouvrages à l'index se prépare et que le bibliothécaire a disparu - et il ne faut pas être fin politologue pour deviner que les deux événements sont sans doute liés. A charge pour l'amoureux protecteur de combler sa belle en sauvant son vieil ami érudit, tâche dans laquelle il recevra l'aide de Edelweiss, qui n'aime pas beaucoup l'Eglise depuis que celle-ci a ravagé son pays, et Leandro "l'intolérance c'est intolérable" d'Espinoza.

Oui mais...

Mais Léandro a aussi été approché par un certain Claudio, qui s'est présenté comme un cousin de Luigi curieux de se faire sa propre opinion sur la fiancée de celui-ci et qui lui a demandé de retrouver le-dit cousin... En réalité, ce Claudio n'est que le sale type qui avait manqué tuer Luigi en Vodacce et qui a décidé de parachever sa vengeance en enlevant et déshonorant sa fiancée avant les noces. Leandro ne sait bien entendu rien de ce plan machiavélique, j'ignore encore totalement s'il ne va pas vendre la mèche au cousin alors que son "employeur" lui avait bien demandé de ne rien dire - mais d'un autre coté, s'il le fait, cela colle tellement avec l'arcane du-dit vilain que cela m'enchanterait (je me rappelle plus du nom exact, mais elle m'a fait hurler de rire : le méchant fait des plans tordus et cruels... mais il n'est encadrés que de crétins finis, qui font foirer ses plans. So génie du mal).

Je ne crois pas que je ferai un compte rendu exacte de l'avancement des choses, mais il y a tellement de perles dans les tirades des uns et des autres que je pourrais bien faire ici un petit best-of des meilleures réflexions
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
pandore
Polyglotte du JdR
Polyglotte du JdR
avatar

Nombre de messages : 3775
Localisation : paris
Date d'inscription : 10/11/2005

MessageSujet: Re: Castille - 1668   Mar 1 Mar - 13:35

Intrigant, tout simplement!!!
Va pour le florilège de perles ! Et merci de cette présentation castillane!

_________________
J'en estomaque deux! J'en empale un tout vif!
Quelqu'un m'ajuste : Paf! et je riposte... / Pif!
- Edmond Rostand (Cyrano)
http://charlottebousquet.blogspot.com/
www.charlottebousquet.com
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.charlottebousquet.com
lledelwin
Baratineur
Baratineur


Nombre de messages : 17
Localisation : Bruxelles
Date d'inscription : 27/02/2011

MessageSujet: Re: Castille - 1668   Mar 1 Mar - 14:53

Mais de rien !

J'avais encore deux autres personnages qui ont disparut dans les méandres du net : un journaliste qui aurait enquêté sur l'attentat tragique dont a réchappé de justesse l'Inquisiteur et un chevalier rose et croix qui m'a amené à prendre la ferme décision suivante : plus jamais je n'accepte de Héros appartenant à une société secrète lorsque je ne suis pas certaine de leur qualité de joueur.
Manifestement, l'un ne s'est pas fait au coté héroïque et panache, ayant du mal à sortir du principe de suspicion généralisée et de "moins je suis visible et plus je vit longtemps" de certaines parties de Vampire, l'autre a cessé de donner de nouvelles quand j'ai cessé de le relancer sans arrêt pour qu'il précise ses actions.

LOUP DE SIGUENZA - DECOUVERTE DU DRAME

Au nord de Tarrago, dans le sud-est du Rancho Aldana, se trouve une campagne que ni les troubles de la guerre ni les échos des troubles politiques et religieux ne semblent avoir atteint. Le paysage est vallonné. On y cultive principalement l’olive. Lorsque les collines font place aux contreforts des « colinas verdes », les cultures font place aux bergers. Siguënza est le village principal de ce « pays » et il ne compte que quelques centaines d’âmes ! Situé à quelques lieues à l’intérieur des terres de la route côtière, il n’offre guère d’intérêt aux voyageurs de passage qui l’évitent le plus souvent.

La hacienda del Pinto, propriété de la famille Lago, se situe et à quelque distance du village. Une route ombragée de pin conduit au portail un peu décrépit de la propriété. Par delà, le chemin se poursuit jusqu’à un bâtiment à deux étages, et galeries couvertes qui doit être le corps de logis. Ce bâtiment est flanqué d’ailes formant un U, qui ressemblent plus à ceux d’une ferme et doivent être affecté à l’exploitation des terres et des oliveraies. Les lieux seraient plus impressionnants s’ils étaient d’avantage entretenus ; les jardins d’agréments sont en train de retourner à la vie sauvage !


Le premier groupe de 4 héros est arrivé dans la propriété de don Enrique Bejarano de Lago et a appris que celui-ci déplore la mort de son intendant ; certains ont croisés un jeune garçon en larme venu chercher le curé du village, d'autres des paysans en armes traquant la bête dans les collines, mais enfin, ils sont arrivés sur les lieux et ont rencontré le maitre des lieux : cheveux lisse, visage en lame de couteau... (apparemment, je suis la seule à lui trouver beaucoup d'allure mais m'en fout, c'est mon PNJ d'abord).

http://www.liber-mundi.org/images/chronicles/chronicle810/Picture33804.jpg

Tous ont demandé à voir le corps, certains au motif de prier quelques instants, et on découvert un spectacle difficilement soutenable...

L'homme gisant sur la table avançait vers la vieillesse mais il conserve une expression de volonté tranquille dans la mort. Contrastant avec ce visage serein, une plaie profonde bée sous le menton où apparaissent os et cartilages broyés. Une odeur écœurante semble émaner du corps. Lorsqu'on soulève le drap, l'odeur putride se fait plus forte : sous le col simple d'une chemise sans prétention, vêtements et chairs sont fendus, du sternum au bas-ventre. La plaie a des bords déchiquetés, les muscles abdominaux ont été fendus, les organes internes portent de nombreuses plaies, déchirures, et un certain nombre d'entre eux reposent hors de la cavité du ventre, à coté du cadavre, dont monte une odeur suffocante de sang et d'excréments...

L'alcade n'arrivant pas, le repas est enfin annoncé, les Héros, qui ne se connaissent pas encore pour la plus part, s'entre-regardent en coin... Et cela donne parfois des dialogues haut en couleurs, du genre :

- Don Enrique à Don Diego, à propos de Dona Marisol, pas encore descendue à table : "Dites-moi, cette jeune fille travestie qui voyage avec vous, qui est-elle exactement ?"
- Don Diego Orduño de Guzman : "Il s'agit de Doña Marisol Zepeda de Orduño del Castillo. Elle est à la recherche de Don José Zepeda de Perez, qui était en poste à la Reina del Mar."
- Don Enrique, interpelé : "Vraiment, et où compte-t-elle le chercher ? (devant la désinvolture de Diego) Vous avez conscience que la Reina del mar se trouve en territoire occupé, n'est-ce pas ?"
- Don Diego : "oh, elle m'a semblé une personne très volontaire...
Don Enrique Je ne suis pas certain qu'être volontaire lui suffira pour affronter la réalité des batailles... A moi cette entreprise parait bien insensée, et j'aurais à coeur d'avoir un entretient avec cette jeune fille...
Don Diego, grivois Je vous préviens capitaine, elle est loin d'être volontaire pour un entretient privé, j'ai moi-même essayé...
table : Shocked
Don Enrique : Pardon ? C'est de votre cousine que vous parlez aussi libéralement ?

le joueur, en apparté : comment ça, ma cousine ????
le MJ : ben... t'as vu ton nom ? t'as vu le sien ? Il n'y a rien qui t'as interpellé ?

Autre exemple : le même Diego et Andreo questionnent, bouche en coeur, le curé sur l'inviolabilité du sacrement de la confession "allez, vous pouvez bien nous dire ce qu'a dit le fils de la victime !" (comme ça on n'aura pas à le requestionner)

Après le repas, la religieuse-médecin décide d'aller refaire un examen du corps, mais avec sa trousse d'instruments de médecine et loin de l'attention du curé, gentil mais pas très ouvert aux sciences modernes, qui pourrait mal prendre le fait qu'on palpe et mesure les plaies du défunt. Elle se tourne alors vers la seule personne à qui elle pense pouvoir demander ce genre d'aide : Diego, qui l'invite à sortir dans les jardins discuter :

Diego : Et bien padre, de quoi vouliez vous me parler en privé? J'imagine que cela n'a rien à voir avec ce que j'imagine...
Carlotta (prètre) : Je ne veux pas savoir ce que vous imaginez, Doña… Mais je doute que ce soit ce que vous croyez en effet.
Vous devez aller vous confesser auprès du padre. Le vrai, padre, pas moi. Et cela doit durer longtemps. Que j'ai le temps d'opérer un examen approfondi sur le corps.
Diego : Ma chère cousine semble déjà avoir eu besoin de se confesser. Vous ne devriez pas perdre de temps...
Carlotta : Mais votre cousine n'est pas au courant de mon projet. Sa confession peut s'interrompre à tout moment, j'ai besoin de quelqu'un pour assurer mes arrières en connaissance de cause. Puis-je compter sur vous, ou dois-je me débrouiller ?
Diego :i vous me faîtes partager les conclusions que vous obtiendrez, je veux bien être votre homme.

Je sens une torride histoire d'amour se nouer. Ou ils se massacrent mutuellement le jour qui suit
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
lledelwin
Baratineur
Baratineur


Nombre de messages : 17
Localisation : Bruxelles
Date d'inscription : 27/02/2011

MessageSujet: Re: Castille - 1668   Mer 2 Mar - 17:55

LA FIANCEE CASTILLANE : L'histoire vue par le Vilain

Qui je suis ? Mais qu'importe, dans cette histoire je ne suis qu'un personnage secondaire, un antagoniste, un personnage d'ombre et de rancoeur et vous ne m'aimerez pas. Je ne veux pas que vous m'aimiez d'ailleurs, ce serait faire bien trop de cas de vous. Je veux cependant que vous me respectiez, que vous me redoutiez même car c'est de la crainte que nait le pouvoir et car je suis respectable, je suis redoutable, je suis Dionisio degli Villanova, et à voir vos têtes, je ne doute pas que vous connaissez mon oncle, n'est-ce pas ?

A l'âge que j'ai, mon oncle était déjà Prince de sa cité, moi je n'ai pas cette envergure ni ces ambitions... Ou peut-être que si, mais dans ce cas, il serait bien idiot de vous les dévoiler. Un jour peut-être déciderais-je de m'assagir, de devenir un notable respecté, mais d'ici là, je jouis sans scrupule de la vigueur de mon age. Les filles me redoutent, mes hommes m'adorent, je sais être inventif, distrayant et généreux avec ceux qui me servent, et l'on me sert parce que je suis généreux, distrayant et surtout que je suis redoutable.

Aussi, que ce jeune peigne-cul de Luigi degli Lucani, ce rejeton insignifiant d'un surgeon mineur de cette famille de laborieux ait eut l'audace de se croire assez bon pour courtiser ma Floriana, voila qui m'emplit d'une rage que j'ai peine à même décrire ! Que cette catin ait pu lui jeter même un regard, que la bave de ce cloporte ait pu souiller sa bouche, voila qui est intolérable ! Personne ne boit à ma coupe sans que je ne le lui permette ! Aveuglé par la colère, j'ai défié ce maraud en duel et l'ai surpassé sans la moindre difficulté. J'aurais voulu le tuer sur place, je l'ai d'ailleurs tenté, le clouant comme un papillon de nuit de mon épée, avant de m'en retourner châtier cette garce qui a cru qu'il lui était possible de me comparer à un autre...Je vous l'ai dit, les filles me craignent, ce n'est pas sans raison.

Quand à ce drôle, j'ai appris plus tard que je ne l'avait pas tué. Cela m'épargne d'une part la peine de corrompre quelqu'officier de justice pour qu'il oublie ce meurtre, devenu une simple voie de fait, mais d'autre part, il est vivant, il se remet, je ne l'ai même pas estropié comme je le croyais, et je ne peux tolérer qu'il m'oublie... Je le punirais d'une façon plus cruelle et subtile, pour me venger, parce que j'aime manipuler les gens comme de vulgaires pantins au bout de leurs ficelles et surtout pour donner une leçon aux autres.

J'ai appris que son père, furieux contre lui, l'avait envoyé en Castille pour le soustraire à ma vengeance. Au moins il y a dans cette famille une personne de bon sens, mais s'il avait su qui je suis, il l'aurait envoyé bien plus loin, voguer sur la mer de cathay, et peut-être ne l'aurais-je pas retrouvé. Au lieu de cela, il l'expédie se marier avec je ne sais quelle bourgeoise d'Altamira ! La belle punition que voila !

Pour l'heure, me voici dans une taverne d'Altamira. Je suis arrivé la veille, il ne m'a fallu que quelques heures pour trouver une chambre dans le quartier interlope du port, au-dessus d'une taverne où les serveuses se feraient culbuter sur les tables si cela pouvaient rapporter quelques pièces, et j'ai recruté quelques hommes de main afin de retrouver la trace de ce fat. Mais à partir d'ici, les choses se corsent. Il me semblait que dans ce pays de moricauds, trouver un étranger blondinet et malingre ne serait pas chose difficile, mais c'est encore trop compliqué pour mes brutes. Rien que leur faire comprendre que je ne voulais surtout pas qu'il soit averti de ma présence fut laborieux. Maintenant qu'ils ont saisi ma volonté - trouver Luigi, savoir où il vit, connaitre l'identité de sa fiancée - j'espérais qu'ils mettent tout en oeuvre pour la satisfaire, mais bernique !

Alors que je désespérais, j'ai eut la bonne fortune de croiser un Castillan moins demeuré que ses compatriotes. Il s'est proposé de me rendre service, je ne l'ai pas refusé, et lui ai servit une histoire invraisemblable dans laquelle je me suis présenté comme Claudio, le cousin de Luigi, soucieux de s'assurer de la bonne moralité de la future épouse de ce dernier dont je me défie, et il s'est empressé d'accepter de m'aider, surtout pour me voir déguerpir et lui laisser tout loisir de continuer à lutiner le corsage de la catin qu'il tenait sur ses genoux. Bien entendu, je ne lui fait par principe pas confiance et ait accroché à ses basques l'un de mes hommes de main afin de me rapporter les faits et gestes de cet énergumène, lequel semble s'être piqué au jeu et chercher mon "cousin" dans tout les endroits où sa présence est probable : milieu estudiantin et maisons de tolérance. Bien, c'est un atout de plus dans ma main et peut-être ne serais-je pour une fois pas déçu, peut-être dénichera-t-il l'oiseau, son oiselle, et viendra-t-il me rapporter la nichée bouche en coeur, afin de quémander ma récompense - douze centimètre d'acier dans le ventre ?

Ensuite, une fois que je saurai qui est sa fiancée, connaitrai ses habitudes, je l'enlèverai, la séquestrerai, enverrai à ses parents ses vêtements lacérés et ses bijoux, comme preuve de son rapt, puis celle de son déshonneur et alors je serai pleinement vengé de la légèreté de ma courtisane et de son séducteur ! Il faut cependant que je pense à envoyer le moins voleur de mes brigands acheter un drap blanc sur lequel le sang se marquera bien, je ne peux envoyer le matelas de ce galetas, il est si infâme que la preuve ne serait pas probante... Le plan est superbe, la vengeance exquise, il n'y a aucune chance que cela tourne mal...

...Et pourtant ! Je ne comprendrai jamais pourquoi mes machinations, qui ne laissent jamais rien au hasard, ont cette fâcheuses tendance à ne jamais se dérouler comme je le voudrais ! Bien sûr, j'avais prévu que Luigi tente de me retrouver, si je m'entoure de brutes ayant plus de cervelle que de muscle, ce n'est pas pour rien ! Bien sur, j'avais prévu que ce Castillan, Leandro, tente de me doubler, si je le fait filer, ce n'est pas pour rien ! Mais que l'idiot que je paie pour filer Leandro oublie de venir me rendre compte, que celui-ci décide d'aborder franchement Luigi, que ce dernier suspecte de suite la supercherie et qu'ensemble ils se lancent à ma recherche, non, je ne l'avais pas prévu ! Pourquoi ce diable de Castillan a-t-il décidé de mépriser l'offre d'argent que je lui faisait pour s'ouvrir franchement au jeune godelureau dont je lui avait fait un portrait peu flatteur par ailleurs ? Je l'ignore !

Mais je retiens une chose : il faut toujours se défier des gens sans défiance, ils sabotent vos meilleurs plans !


Je m'attendais à ce que les plans de mon Vilain, antagoniste du joli Luigi, le Vodacce fiancé à une charmante amatrice de recherches et de sciences de la nature, échouent lamentablement. C'était d'ailleurs prévu : il enlèverait la fiancée dont Léandro aurait l'adresse, Luigi et Léandro s'allieraient alors pour retrouver la demoiselle, elle serait sauvée in extrémis - et parce que la brute chargée de ramener le drap s'est perdue en chemin, ce qui a retardé l'exécution du plan infâme... Mais non. Tout part en sucette beaucoup plus tôt que prévu.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
pandore
Polyglotte du JdR
Polyglotte du JdR
avatar

Nombre de messages : 3775
Localisation : paris
Date d'inscription : 10/11/2005

MessageSujet: Re: Castille - 1668   Jeu 3 Mar - 11:57

La fiancée enlevée est tombée amoureuse du Villanova ?

_________________
J'en estomaque deux! J'en empale un tout vif!
Quelqu'un m'ajuste : Paf! et je riposte... / Pif!
- Edmond Rostand (Cyrano)
http://charlottebousquet.blogspot.com/
www.charlottebousquet.com
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.charlottebousquet.com
lledelwin
Baratineur
Baratineur


Nombre de messages : 17
Localisation : Bruxelles
Date d'inscription : 27/02/2011

MessageSujet: Re: Castille - 1668   Jeu 3 Mar - 12:25

Pas du tout. C'est un cœur d'artichaut, mais quand même (en un jour, elle est passé de "jamais je n'épouserais ce type !" à "J'en veux pas d'autre que lui !" en passant tout de même par la case "il a raison, on n'a le choix ni l'un ni l'autre, je vais pas lui tirer la gueule à lui parce que nos parents sont des sales abrutis, d'autant qu'il me promet de me laisser continuer de faire ce que je veux : des recherches...").

Villanova n'est même pas arrivé à l'étape : je sais qui elle est, j'envoie deux sbire avec ordre de me la ramener dans un sac et j'en fait mon esclave" (connaissant sa "chance" avec ses subordonnés, ça aurait pu s'avérer épique).

Zut, cela signifie donc que le texte n'est pas assez clair

Leandro, le Héros embobiné ne l'était pas du tout, il a promis tout ce que l'autre voulait puis est allé trouver le jeune homme l'avertir qu'un certain "cousin Claudio" le cherchait. Alerté, le jeune Lucani a décidé de partir à la recherche de ce soi-disant cousin, tandis que lui se demandait ce que pouvaient bien f*** ses hommes et en ce moment, Léandro et Luigi - qui a reconnu en son "cousin" le sale type dont il avait lutiné la courtisane - s'apprêtent à donner l'assaut à son repère. Et si Luigi ne maitrise pas d'école en particulier, son compadre, lui, est bi-classé Aldana-Philosophe.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
pandore
Polyglotte du JdR
Polyglotte du JdR
avatar

Nombre de messages : 3775
Localisation : paris
Date d'inscription : 10/11/2005

MessageSujet: Re: Castille - 1668   Jeu 3 Mar - 13:19

Ça veut dire que tu as des joueurs intelligents!!!
Ton texte était clair mais le "parti en sucette" bêtement, j'ai pensé que les joueurs s'étaient laissé piéger.

_________________
J'en estomaque deux! J'en empale un tout vif!
Quelqu'un m'ajuste : Paf! et je riposte... / Pif!
- Edmond Rostand (Cyrano)
http://charlottebousquet.blogspot.com/
www.charlottebousquet.com
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.charlottebousquet.com
lledelwin
Baratineur
Baratineur


Nombre de messages : 17
Localisation : Bruxelles
Date d'inscription : 27/02/2011

MessageSujet: Re: Castille - 1668   Jeu 3 Mar - 13:33

C'est tout le problème de S7M en fait : les joueurs sont souvent bien plus intelligents que les Héros de cape et d'épée qu'ils sont sensés incarner. C'est un poncif, un ressort du genre : le Héros, plein de fougue et de panache, saute à pieds joints dans un piège gros comme une maison parce qu'on le lui demande en battant des cils... le joueur, jamais ! L'arnaque, il la repère à 30 pieds, il sourit poliment, et va de son coté monter une autre arnaque pour contrer la vôtre.

Dans le scénario du Loup de Siguënza ; (Intendant mort mutilé, des paysans flippés, une rumeurs de monstre qui parcourt les collines, ambiance voulue Pacte des Loups (au pire, scoubidou, je m'en contenterai aussi...) un joueur, à peine arrivé sur les lieux, ayant rencontré pour la première fois la gouvernante de la maison, m'a écrit en HJ : "c'est elle, le coupable !" J'ai fais l'innocente, bien sur : "Le coupable ? Non mais tu l'imagine, avec ses airs de vieille fille qui a l'age d'être ta grand mère, arracher le coeur et les tripes d'un homme encore tout vif ?" N'empêche qu'il avait raison... C'est bien elle la coupable, - mais il ne sait pas comment ni pourquoi, il n'a aucune preuve, juste un gros feeling, j'aurais peut-être pas du donner à cette femme la tête d'Alice Sapritch, ça ne la rend pas sympathique pour un sou. Et pas crédible non plus si elle battait des cils.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
fablyrr
Big Boss
Big Boss
avatar

Nombre de messages : 5911
Age : 40
Localisation : paris
Date d'inscription : 10/11/2005

MessageSujet: Re: Castille - 1668   Jeu 3 Mar - 20:50

Ma qué tou es oune toueuse !!! tout ça !!! Je lis ça sous peu Smile

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.fablyrr.com
lledelwin
Baratineur
Baratineur


Nombre de messages : 17
Localisation : Bruxelles
Date d'inscription : 27/02/2011

MessageSujet: Re: Castille - 1668   Jeu 3 Mar - 21:02

Moi, non... Les deux brutasses de spadassins, si.

Ils me l'ont estourbit, le malheureux. (On ne plaint jamais que les morts). Me voila bien embêtée. Ou pas : il n'a eut le temps d'agresser personne, les seuls pouvant témoigner de sa malveillance sont ceux-là même qui l'ont massacrer, lui et ses hommes, sans l'avoir défié auparavant officiellement, dans sa chambre...

Je vais faire débarquer un parent inquisiteur (pas le religieux, le limier) d'ici deux trois scénario, histoire de... (et cette fois, j'en fait pas un PNJ débutant apprenti de son école d'escrime et je joue le VRAI méchant, en trichant s'il le faut utilisant toutes les ficelles !)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
pandore
Polyglotte du JdR
Polyglotte du JdR
avatar

Nombre de messages : 3775
Localisation : paris
Date d'inscription : 10/11/2005

MessageSujet: Re: Castille - 1668   Ven 4 Mar - 17:58

Si tu veux du vrai méchant bourrin et que tu as un trou, n'hésite pas à demander...

_________________
J'en estomaque deux! J'en empale un tout vif!
Quelqu'un m'ajuste : Paf! et je riposte... / Pif!
- Edmond Rostand (Cyrano)
http://charlottebousquet.blogspot.com/
www.charlottebousquet.com
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.charlottebousquet.com
lledelwin
Baratineur
Baratineur


Nombre de messages : 17
Localisation : Bruxelles
Date d'inscription : 27/02/2011

MessageSujet: Re: Castille - 1668   Ven 4 Mar - 18:29

Oh oui !

Là, je vais avoir besoin d'un Billet du seigneur mineur pour aller voir ce que devient Dionysio degli Villanova ; c'est curieux, il avait annoncé son départ pour Altamira et on n'a plus aucune nouvelle de lui...

Pourtant je pensais avoir optimisé ce PNJ mode "Combat", mais je suis pas assez vicelarde ni au point coté règles pour vraiment rendre mes personnages dangereux. Du coup, je crois que j'ai d'avantage fait flipper le fiancé à coup d'allusions vipérine quant à la sécurité de sa belle que grâce aux talents d'escrimeurs de mon Vilain.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
pandore
Polyglotte du JdR
Polyglotte du JdR
avatar

Nombre de messages : 3775
Localisation : paris
Date d'inscription : 10/11/2005

MessageSujet: Re: Castille - 1668   Ven 4 Mar - 19:32

Je t'en livre un, qui est un de mes vilains de Sant'Andrea (merci à mes joueurs de ne pas lire ce qui suit) mais que tu pourras très bien adapter à ta sauce :

Bassario Dandolo – Juge, vilain
Gaillardise 2
Dextérité 3
Esprit 4
Détermination 4
Panache 3
Arcane : Impitoyable
Epées de Damoclès : Animosité animale (chats) 2
Réputation : 55
Avantages : Noble, Appartenance : Guilde des spadassins, Polyglotte : Vodacci P/E, Avalonien, Théan, Relations (nombreuses) et serviteurs (sans scrupules)
Ecole d’escrime d’Ambrogia (Maître) : Riposte 5, Feinte 5, Coup de pommeau 5, Exploiter les faiblesses 5
Ecole d’escrime d’Andrews(Apprenti) : Feinte 5, Fente avant 3, Riposte 5, Exploiter les faiblesses 4
Exploiter les faiblesses : Robertson 2, Donovan 2, Bernouilli 3, Lucani 4
Métiers : Courtisan (sincérité 4, politique 2) 4, Criminel (corruption 4, intimidation 4) 3, Erudit 4, Espion (code secret 2) 2, Juge (diplomatie 3, comportementalisme 2, services 3) 4
Entraînements : Escrime 5, Couteau 3, Athlète 4
Bassario est un homme cruel, impitoyable qui n’aime rien tant que voir les autres soumis à sa volonté. Il a servi dans les Lames, s’est retiré il y a cinq ans (il avait alors 35 ans) pour épouser une femme, qui est morte à la suite d’un accident domestique. Intransigeant, froid, considérant que les traditions doivent être respectées c’est une excellente arme pour mettre au pas la ville de Sant’Andrea.
Il est très vindicatif sur les « étrangers » et n’aime évidemment pas les autres principautés. Il garde de son séjour en Avalon une idée romanesque et conservatrice de la femme : DED avant le mariage, enfermée après…

_________________
J'en estomaque deux! J'en empale un tout vif!
Quelqu'un m'ajuste : Paf! et je riposte... / Pif!
- Edmond Rostand (Cyrano)
http://charlottebousquet.blogspot.com/
www.charlottebousquet.com
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.charlottebousquet.com
lledelwin
Baratineur
Baratineur


Nombre de messages : 17
Localisation : Bruxelles
Date d'inscription : 27/02/2011

MessageSujet: Re: Castille - 1668   Ven 4 Mar - 19:52

copié et collé, si tu crains les yeux baladeurs, on peut supprimer la fiche !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
pandore
Polyglotte du JdR
Polyglotte du JdR
avatar

Nombre de messages : 3775
Localisation : paris
Date d'inscription : 10/11/2005

MessageSujet: Re: Castille - 1668   Dim 6 Mar - 11:07

lledelwin a écrit:
copié et collé, si tu crains les yeux baladeurs, on peut supprimer la fiche !

ne t'inquiète pas je leur fais confiance

_________________
J'en estomaque deux! J'en empale un tout vif!
Quelqu'un m'ajuste : Paf! et je riposte... / Pif!
- Edmond Rostand (Cyrano)
http://charlottebousquet.blogspot.com/
www.charlottebousquet.com
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.charlottebousquet.com
lledelwin
Baratineur
Baratineur


Nombre de messages : 17
Localisation : Bruxelles
Date d'inscription : 27/02/2011

MessageSujet: Re: Castille - 1668   Ven 13 Mai - 16:32

Leandro d'Espinoza et Luigi degli Lucani ont donc défait ensemble le pendard qui souhaitait s'en prendre à la fiancée castillane du jeune Vodacce pour lui faire ainsi payer un outrage déjà largement lavé dans le sang. Et ils se sont également découvert un intérêt commun : le sauvetage d'ouvrages précieux saisis dans la bibliothèque et promis aux flammes purificatrices de l'autodafé, ainsi que du bibliothécaire de l'université lui-même, mis au fer quelque part dans le siège de l'inquisition d'Altamira, pour lequel la jolie Castillane universitaire nourrit une affection toute filiale.
De plus, Leandro d'Espinoza se pique de lettres ; il est l'auteur d'un petit traité que l'Inquisition ne voit pas d'un fort bon oeil et s'est fendu d'un poulet vitriolesque qu'il compte bien distribuer largement en ville afin de dénoncer les dérives obscurantistes de l'Eglise.
Le lieu à prendre d'assaut est bien identifié, une observation minutieuse des lieux a permis de se faire une idée pertinente de ceux-ci et des forces qui s'y trouvent, la Castillane qui, elle, se pique de chimie, a quelqu'acide susceptible de venir à bout des serrures les plus récalcitrantes, les deux héros ont en plus dégotés quelques compagnons, amis de la liberté, qui leur pretent mains fortes et grace à qui le pamphlet s'est trouvé démultipliés en de nombreux exemplaires grace au miracle de l'imprimerie, et ce soir, c'est le grand soir :
  • Luigi va récupérer un costume d'homme pour sa fiancée qui tient absolument à les accompagner, avec ses acides.
  • Leandro va rameuter les amis de la liberté
  • Luigi dégote des tonneaux vides que son beau-père a mis à sa disposition, officiellement pour qu'il les envoye dans son chateau de vodacce récupérer le vin que Luigi compte servir aux noces (fichu problème de fût), en réalité pour revenir empli de vin mais partir empli de livre.
  • On placarde le pamplet de Leandro en ville...
  • On attaque le chateau de l'Inquisiton,
  • on repart sur les quais charger sur une barge en partance pour la Vodacce les tonneaux, avec le bibliothécaire comme escore.
  • On prie pour que cela ait suffit

Un plan parfait, en somme. Oui mais...
Mais ces couillons ont oubliés de définir un point précis où se retrouver !
  • A 17 heure, Luigi attendait Leandro chez sa fiancée pour repartir chercher les tonneaux... Leandro roupillait en attendant la nuit.
  • A 22 heures, Leandro terminait de souper en compagnie de ses futurs beaux-parents et s'esquivait discretement de la demeure avec sa fiancée travestie en homme.
  • A 22 heure, Leandro, au Corrazon del Baille, pense que Luigi ne devrait plus trop tarder.
  • Luigi part à l'auberge où loge Leandro et apprend que celui-ci ne s'y trouve pas. Il décide alors d'aller retrouver un autre personnage, Neliga, qui devrait l'aider à coller les pamphlets (il se trouve que c'est également lui qui les a sous le bras).
  • Luigi part sur dans le quartier commerçant pour retrouver Neliga et la retrouve en train de se battre avec des alcades. Gros moment de flottement, mais finalement il sauve la situation et part avec elle... chercher son stock de tonneau sur les quais.
  • Leandro trouve que décidément, le temps se fait long. Il a déjà réussi à se coller un duel sur les bras avec un Montaginois, se réconcilier avec le Montaginois, picoler avec le Montaginois, et évoquer avec le Montaginois Lulu la Paloise, qui tenait un p'tit rade du coté de Peau, les volets rouges, ça s'appelait, devant lequel Lucien le cheval s'est fait désouder - toute une époque - et par Teddy de Carleon, un foudu qui travaillait qu'à la poudre à canon... Bref, le temps est long ! Et il commence à douter.
  • Luigi récupère les tonneaux...
  • Leandro décide d'aller chercher Luigi : soit à l'auberge où il lui semble que Luigi lui a dit devoir rencontrer Neliga ... quelque part près de l'université ! Et s'il ne l'y trouve pas, ben il ira toquer chez les parent de Dolorès, la fiancée castillane chez qui loge Luigi en attendant les noces (peu orthodoxe, mais on ne jette pas le fils d'un ami à la rue !).

...Les choses prennent un coté véritablement Benny Hillesque. C'est pas la première fois que je signale aux personnages de prendre note des horaires de rdv, et ils le font pas. Cette fois-ci, ils ont carrément oublié de prendre rdv, et s'attendent là où ils pensent que l'autre devrait les retrouver. J'hésite franchement entre les aider un peu et leur foutre carrément le nez dans la merde, histoire qu'ils songent à prendre rdv clairement, et à noter ceux-ci, désormais !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
fablyrr
Big Boss
Big Boss
avatar

Nombre de messages : 5911
Age : 40
Localisation : paris
Date d'inscription : 10/11/2005

MessageSujet: Re: Castille - 1668   Dim 15 Mai - 20:31

yeah plein de lecture Smile j'essaye de lire ça dans la semaine Smile

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.fablyrr.com
lledelwin
Baratineur
Baratineur


Nombre de messages : 17
Localisation : Bruxelles
Date d'inscription : 27/02/2011

MessageSujet: Re: Castille - 1668   Lun 16 Mai - 13:47

- Mais au fait, qui a pensé à la colle et aux pinceaux ?

Luigi :
J'ai la colle et les pamphlet mais pas les pinceaux..."

Leandro :
"Attend une seconde... Tu achètes de la colle... mais pas de pinceaux ?!! Madre de Theus, Luigi, tu es définitivement le vodacci le plus distrait de toute la Castille !"

Luigi (timidement) :
"Euh Léando c'était toi qui devait te charger de la colle à l'origine, mais oui j'ai pas pensé à ces fichus pinceaux.... voyons si nous ne trouvons pas cela en route"

...Boulets.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
pandore
Polyglotte du JdR
Polyglotte du JdR
avatar

Nombre de messages : 3775
Localisation : paris
Date d'inscription : 10/11/2005

MessageSujet: Re: Castille - 1668   Lun 16 Mai - 14:05

tu devrais les aider! Ils ont l'air vraiment motivés par la lutte contre l'Inquisition et cie. Mais ces pamphlets, tu peux peut-être leur demander de les rédiger en vrai (ce qui te déculpabilisera de les aider!)

_________________
J'en estomaque deux! J'en empale un tout vif!
Quelqu'un m'ajuste : Paf! et je riposte... / Pif!
- Edmond Rostand (Cyrano)
http://charlottebousquet.blogspot.com/
www.charlottebousquet.com
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.charlottebousquet.com
fablyrr
Big Boss
Big Boss
avatar

Nombre de messages : 5911
Age : 40
Localisation : paris
Date d'inscription : 10/11/2005

MessageSujet: Re: Castille - 1668   Lun 16 Mai - 14:17

lol! j'ai bien ri en lisant les meli melo du rdv non donné... vraiment ils voudraien t le faire exprès ils nepourraient pas lol!

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.fablyrr.com
Lacenaire
blizzard des lettres
blizzard des lettres
avatar

Nombre de messages : 1928
Localisation : Orsay Isle Scharde Resort
Date d'inscription : 10/11/2005

MessageSujet: Re: Castille - 1668   Lun 16 Mai - 14:33

Tout simplement beau.
J'ai pris le temps de lire et, franchement, j'en souris encore (après un fou rire que personne dans le bureau n'a compris Smile )

_________________
"Wherever somebody's strugglin' for a place to stand / For a decent job or a helpin' hand / Wherever somebody's strugglin' to be free / Look in their eyes, Ma, you'll see me"/ You'll see me"
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
lledelwin
Baratineur
Baratineur


Nombre de messages : 17
Localisation : Bruxelles
Date d'inscription : 27/02/2011

MessageSujet: Re: Castille - 1668   Lun 16 Mai - 14:54

J'ai finalement craqué et les ait aidé à se retrouver. Mais pas de façon franche et directe, plutôt façon...

Géographie variable : "Alors que tu te dirige vers tel lieu, tu croise des PNJ qui évoquent un personnage qui ressemble furieusement à celui que tu cherche et qui se trouverait dans le lieu pas trop loin d'où sortent des bruits de bagarre (et hop, Luigi retrouve Neliga).

PNJiminy Cricket : "dis, il arrive pas, ton copain. Tu es sur qu'il ne nous attends pas ailleurs ? Hein ? Dis ? Parce qu'on est partit pour se poivrer le museau toute la nuit, comme on est là..." "Et donc, quand on a fini, on se retrouve où ? Ici ? Vous avez tous bien entendu ? On se retrouve ici dans une heure ! Compris tout le monde ?"

Et oui, ils sont ultra motivés... mais c'est un mélange bizarre de motivation, d'inconscience et de trouille.

Exemple résumé de discutions entre personnages :

- Dolorès, ma chérie, je ne veux pas que tu nous accompagne, c'est trop dangereux !"
- Luigi, mon amour, sauf le respect que je te devrai bientôt en tant qu'époux, je ne te confie pas du vitriol ; il me faut donc t'accompagner.
- Dolorès, ma colombe, le type qui m'accompagne, c'est un fou furieux. Tient, exemple : il y avait ce type qui te voulait du mal... Il saut de la fenêtre. Et bien Leandro n'a pas réfléchit un instant et a sauter également plutôt que de descendre par l'escalier....
- Luigi, je comprends, mais je viens quand même !
- Dolorès, mais si nous sommes pris, l'oprobe sur ta famille ? Ton père ne voudra plus de moi ?
- Mi amor, si mon père change d'avis, enlève-moi et épouse-moi sur-le-champ !
- ... (plus d'arguments)

- Leandro, Luigi est inquiet de la sécurité de l'entreprise, il était d'ailleurs très réticent à ce que je l'accompagne et j'avoue que je ne suis pas sans crainte.
- Oui, il a raison, Dolorès, vous ne devriez pas l'accompagner.
- Alors que c'est sur ma demande qu'il s'est lancé dans cette entreprise périlleuse ? C'est hors de question !
- En effet, l'entreprise est périlleuse, vous êtes jeunes, vous avez la vie devant vous, tachez de le retenir près de vous, je me chargerai de l'affaire !"
- Et quoi ? Nous devrions rester ici pendant que vous prendriez tout les risques ? ...Vous avez raison, nous sommes jeunes, avons la vie devant nous, et d'ici quelques années, songerons avec émotion à Leandro, le spadassin qui avait l'âge que nous aurons quand il s'est sacrifié pour nous...
- Mais quoi, Dolorès, vous ne voudriez quand même pas venir avec nous ? Je ne comprends plus !
- Oui, je le veux, et je veux qu'on soit prudent, et qu'on survive tous, pas que l'on fonce tête baissée !"

Car à coté de toutes ces hésitations oratoires et multiples amorces de plans, celui qui a été arreté est bel et bien celui-cà : "on fonce l'épée au clair après avoir fondu la serrure, on sauve les prisonniers et on embarque les livres, puis on fuit !". Droguer les gardes avec un vin amélioré ? Trop compliqué, trop de complices à circonvenir. Les égouts d'Altamira ? Un mot de Dolorès a suffit à les décourager à tout jamais d'y mettre les pieds. S'infiltrer dans le bâtiment ? Oui, c'était à l'ordre du jour, mais non, plus maintenant... Maintenant, on fait diversion en collant des pamphlets, puis on foncera !

Pour ce qui est des pamphlets, je n'ai pas demandé au joueur de les rédiger parce que son personnage est un philosophe mais un philosophe théan, je n'avais pas envie de faire de la correction de copie par-derrière en précisant que attention, telle notion de théologie ne se retrouve pas dans 7th sea, etc. Ce sont des notions trop complexe à mettre en oeuvre à mon gout pour s'y risquer.
Donc il a le synopsis de son bidule, une réussite à son jet de rédaction, et basta.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
pandore
Polyglotte du JdR
Polyglotte du JdR
avatar

Nombre de messages : 3775
Localisation : paris
Date d'inscription : 10/11/2005

MessageSujet: Re: Castille - 1668   Lun 16 Mai - 16:02

Citation :
Car à coté de toutes ces hésitations oratoires et multiples amorces de plans, celui qui a été arreté est bel et bien celui-cà : "on fonce l'épée au clair après avoir fondu la serrure, on sauve les prisonniers et on embarque les livres, puis on fuit !". Droguer les gardes avec un vin amélioré ? Trop compliqué, trop de complices à circonvenir. Les égouts d'Altamira ? Un mot de Dolorès a suffit à les décourager à tout jamais d'y mettre les pieds. S'infiltrer dans le bâtiment ? Oui, c'était à l'ordre du jour, mais non, plus maintenant... Maintenant, on fait diversion en collant des pamphlets, puis on foncera !

J'adore! j'ai l'impression que la plupart des plans se résument finalement à ça "on fonce!"

_________________
J'en estomaque deux! J'en empale un tout vif!
Quelqu'un m'ajuste : Paf! et je riposte... / Pif!
- Edmond Rostand (Cyrano)
http://charlottebousquet.blogspot.com/
www.charlottebousquet.com
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.charlottebousquet.com
lledelwin
Baratineur
Baratineur


Nombre de messages : 17
Localisation : Bruxelles
Date d'inscription : 27/02/2011

MessageSujet: Re: Castille - 1668   Lun 16 Mai - 16:10

Le festival du gag continue !

Luigi avait donc réunit ses tonneaux, situés dans un entrepôt sur les docks, dont il a réussi à se faire confier la clé, il a également une mule et un charrette pour trimbaler les tonneaux, mais d'abord il faut coller ces affiches. On lui demande s'il compte vraiment trimbaler la mule avec lui, il convient que non, pour la discrétion, on repassera...

"Luigi regarde la petite troupe qui l'accompagne, laisse attelé la mule, dont il ficelle les reines à un poteau, lui laisse un peu d'avoine et d'eau (?)(Passons...), lui promet un prompt retour. Et s'en va fermer la porte de l'entrepôt."


Quelles sont les chances qu'une mule attelée à une charrette laissée sans surveillance dans le quartier portuaire d'Altamira soit encore là au retour de son propriétaire ? Et pourquoi le propriétaire ne songe pas un instant à rentrer la mule dans l'entrepot ? Je ne sais pas, je l'ignore, je me garde ça sous le coude pour me marrer sadiquement si les affaires tournent trop bien.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
pandore
Polyglotte du JdR
Polyglotte du JdR
avatar

Nombre de messages : 3775
Localisation : paris
Date d'inscription : 10/11/2005

MessageSujet: Re: Castille - 1668   Lun 16 Mai - 18:56

ca peut être une mule têtue et déterminée à demeurer loyalement attachée au nouvel amour de sa vie (le pj)... qui héritera donc de l'épée de damoclès "animal à charge"... Non ? Bon... En tous cas ils sont vraiment étourdis!

_________________
J'en estomaque deux! J'en empale un tout vif!
Quelqu'un m'ajuste : Paf! et je riposte... / Pif!
- Edmond Rostand (Cyrano)
http://charlottebousquet.blogspot.com/
www.charlottebousquet.com
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.charlottebousquet.com
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Castille - 1668   

Revenir en haut Aller en bas
 
Castille - 1668
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant
 Sujets similaires
-
» Arrivée de l'Ambassadeur du Royaume du Castille et León
» Liste des meneurs de jeu

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: Les parties à raconter :: Médiéval - Fantastique :: Les Secrets de la 7e Mer-
Sauter vers: