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 [Vampire DA] Roses de sable, roses de sang

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fablyrr
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MessageSujet: [Vampire DA] Roses de sable, roses de sang   Dim 4 Déc - 17:16

tout a été fait en son temps par PANDORE :

Roses de sable, roses de sang

Un décor de Chronique pour Vampire : L’Age des Ténèbres (1ère édition)
Roses de sable, roses de sang se situe aux alentours de 1092, quatre ans avant les premières Croisades, cent ans avant les événements décrits dans Croissant de ténèbres. Ce supplément, ainsi que Tryptique sanglant 3 : des loups à notre porte, vous seront d’une grande utilité ainsi que, quoi que de manière plus anecdotique, Blood Sacrifice : the thaumaturgy companion, ainsi que Le sang et la Soie.
Rose de sable, rose de sang est avant tout un décor de Chronique, les éléments qui y sont décrits devront être développés et approfondis pour pouvoir être joués.
Les quelques ouvrages cités ci-dessous pourront vous intéresser si vous désirez développer votre propre Chrnonique à Samarcande :
-Amin Maalouf, Samarcande (Livre de poche); Les croisades vues par les arabes (J’ai lu).
-Omar Khayam, Rubayat (Nrf Poésie).
-Samarcande 1400-1500, éditions Autrement.


Une brève chronologie
1500-550 avant notre ère : Migration de tribus indo-européennes, iraniennes. Fondation de centres urbains comme d’Afrasiyab, premier nom de Samarcande.
6ème siècle avant notre ère : Afrasiyab devient Maracanda ; elle subit l’influence perse (Darius Ier et Cyrus.)
329-327 avant notre ère : conquêtes d’Alexandre le grand. Prise de Maracanda. Dynastie grecque des Séleucides.
130 avant notre ère : chute des derniers rois grecs. Naissance de la Route de la Soie. Samarcande devient un centre cosmopolite.
350-560 : successions d’invasions depuis les steppes, marquant le renforcement de l’élément turc au détriment des influences précédentes iraniennes et nomades.
Vers 460 : vagues d’invasion des Huns.
6ème et 7ème siècle : épanouissement de la civilisation sogdienne, Samarcande devient une des principales métropoles du kaganat turc et un carrefour de commerce cosmopolite et florissant.
705-730 : conquêtes arabo-musulmanes. Prise de Samarcande en 712. Des révoltes antimusulmanes suivront dans toute la région.
6ème–9ème siècle : extension du christianisme. Samarcande devient un siège épiscopal nestorien.
850-999 : dynastie des Samanides.
992-1211 : khanats karanides (première dynastie musulmane établie dans la région) en Transoxiane. Conflits, notamment avec les selkoujides.
18 mai 1048 (selon un horoscope… donc incertain) : naissance d’Omar Khayam.
11ème siècle : la ville de Samarcande et sa région sont soumises au pouvoir des turcs Selkoujides.

Introduction

Nul n’a vu le paradis ni l’enfer, ô mon cœur !
Nul ici qui de là-bas soit revenu, ô mon cœur !
Nos peurs, nos espoirs, reposent sur…
Sur seulement des mots, une chose au loin, c’est sûr ô mon cœur !

Omar Khayam – Rubayat


Située sur la route de la Soie, Samarcande est une ville cosmopolite, d’un point de vue tant ethnique que religieux. Chinois, Indiens, Chrétiens orthodoxes, Juifs et Musulmans s’y côtoient, partageant leurs connaissances, faisant des affaires, etc. Réfractaire à toute tentative de nivellement religieux pendant longtemps, la cité subit, depuis la conquête des Turcs Selkoujides une influence musulmane de plus en plus forte. En 1092 c’est le sultan Malikshah (ou Malik) qui règne à Samarcande. A ses côtés, Terken Khatoun, première épouse et favorite que l’on nomme « la Chinoise » en raison de ses origines, le vizir Nizam el Molk qu’il considère comme son « père », mais un père de plus en plus étouffant. Dans l’ombre, Hassan ibn Saba, ennemi juré de Nizam et fondateur de la Secte des Assassins, attend son heure.

Parabole du Manuscrit de Samarcande :
Trois amis se promenaient, sur les steppes, discourant de tout et de rien quand soudain, devant eux, surgit une panthère féroce et affamée.
Le premier, qui était le plus âgé et le plus puissant, lâcha ses chiens sur elle en leur ordonnant de l’abattre. Enragée, elle les tua puis se jeta sur leur maître, qu’elle faucha d’un coup de griffes. Nizam el Molk.
Le second, qui était un savant et un poète, refusa de s’impliquer dans un conflit entre chiens et panthère, disparut avant le début des combats et erra toute son existence, toujours en fuite, sans jamais prendre parti. Omar Khayam.
Le troisième, un homme de foi, ouvrit les bras à la panthère et l’accueillit, la dompta, faisant elle un allié si puissant qu’il en devint intouchable – même par les autres fauves.
Hassan ibn Saba.
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fablyrr
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MessageSujet: pnjs importants   Dim 4 Déc - 17:17

Les principaux Caïnites de Samarcande

Samarcande est une cité complexe. Elle a été fondée par des tribus nomades, issue de peuples indo-européens, conquise par les Perses, puis par les armées d’Alexandre le Grand, arabo-musulmane avant de subir, plus récemment, les forces des Turcs Selkoujides. D’un point de vue caïnite ce carrefour des sciences, des arts et du commerce a été d’abord Gangrel, Brujah, Toréador, Assamite et de nouveau Toréador. Le Brujah Cyrus, avant de quitter la cité dans laquelle il était demeuré durant tant de siècles, a proposé, plutôt que de voir les vampires s’entre-déchirer pour le pouvoir, d’élire un Sultan – chaque Clan devant désigner un candidat.
Ainsi, c’est Tammam qui se vit offrir le trône. Après avoir longuement pesé le pour et le contre, il accepta. Tammam est un souverain efficace, ferme dans ses décisions et équitable – très éloigné, donc, du pion auquel on aurait pu s’attendre.
Et dans les ombres, deux mathusalems se font la guerre. Athana, infante d’Ennoïa, dont la tribu fonda la ville, près de quinze siècles avant la naissance du Christ. Cyrus, Infant de Troïle, qui aida les Perses à établir leur Empire. Athana combat pour récupérer non pas son territoire mais son peuple. Cyrus combat pour ce qu’il pense être la civilisation…
Cyrus, s’il a quitté la ville, n’a pas pour autant quitté la région et, depuis les ombres influence la destinée des Caïnites de Samarcande pour abattre une bonne fois son adversaire.

Ray’een al-Fen
Comme on peut s’y attendre, les Artisans de Samarcande sont avant tout des visionnaires, qui ont épousé l’Islam pour les perspectives spirituelles et artistiques que cette nouvelle religion offrait, sans jamais pour autant écarter leurs anciennes coutumes grecques. S’ils ont énormément souffert lors de la prise de la cité en 712, ils ont su cependant reprendre des forces, notamment en s’alliant avec de puissants vampires tels que Lalla Leila ou Cyrus. Tammam sait pertinemment que la montée des Turcs est le fait des Clans Brujah et Lasombra, mais surtout d’Assamites guerriers, engagés dans une politique de conquête – fut-ce à l’encontre de leurs frères de Clan. Il conserve profil bas dans le but d’épargner sa cité et les merveilles qu’elle contient.

Tammam ibn Sa’d al Labib, 7ème génération, Sultan
Tammam est un jeune caïnite – à peine plus d’une cinquantaine d’années d’activités vampiriques. Séduisant, rêveur, il a été étreint par l’ancien Sultan peu de temps avant la prise de Samarcande et est tombé en Torpeur au moment du conflit. Il n’en n’est sorti que récemment, a fait ce qu’il a pu pour s’adapter – y est fort bien parvenu – et continuer à découvrir le monde de la nuit. Ouvert, généreux, avisé… Lorsque le conquérant de Samarcande a été tué, Tammam a été élu Sultan par la majorité des Caïnites de la cité.
Nature : Visionnaire
Attitude : Architecte
Volonté : 6
Tariq el Umma : 7
Disciplines : Présence 3, Auspex 4, Célérité 2

Ibn Khairan, 8ème génération
Descendant de l’ancien Sultan, Ibn Khairan a plus de quatre siècles. Assassin et poète, poète et assassin, c’est selon. Il est l’âme damnée du Sultan, l’homme des ombres qui accepte de se salir les mains pour que celles de son seigneur demeurent immaculées. La majorité des vampires de Samarcande ne voient cependant en lui qu’un séducteur inoffensif, trop occupé à satisfaire ses propres plaisirs et à faire des vers pour présenter un quelconque danger.
Nature : Risque tout
Attitude : Bon vivant
Volonté : 9
Tariq el Umma : 5
Disciplines : Présence 3, Auspex 4, Célérité 5, Puissance 3, Occultation 5, Endurance 4


Banu Haqim
Les Enfants d’Haqim sont divisés – c’est même dit-on leur inimitié mutuelle qui a causé le départ de l’Antédiluvien. Vizirs et guerriers se livrent hors du Nid d’Aigle une guerre à la fois politique et religieuse, guerre qu’ils ne prennent parfois même plus la peine de cacher. Et les Sorciers, guidés par l’énigmatique Al Ashrad, demeurent en dehors du conflit. Quelque part, l’histoire d’Omar Khayam, de Hassan ibn Saba et de Nizam el Molk illustre parfaitement les rapports que les trois castes du Clan entretiennent entre elles… A Samarcande, cependant, les choses sont un peu différentes. Non que Lalla Leila et Boabdal s’apprécient particulièrement (Karim parvient généralement à temporiser, se mettant dans le rôle du sorcier qu’il n’est pas), mais l’émergence de la Secte des Assassins leur donne du fil à retordre. Ils ne sont pas responsables de la naissance de la « fausse » Alamut et les deux castes se sentent offensées de ce qui se passe là-bas… Tout en étant fort intéressées, bien entendu. Plusieurs espions on été envoyés là-bas, les rares à avoir survécu ont rapporté que les créatures d’Hassan étaient pour la plupart insensibles aux disciplines mentales et aux illusions (Occultation, Chimérie).
Les actes des Ismaéliens les mettent dans une position extrêmement délicate vis-à-vis des autres Caïnites de la ville, aussi feront-ils tout ce qu’ils peuvent pour résoudre l’affaire.

Lalla Leila bint Shaha bint Rebecca al Zaynah, 7ème génération, caste des Vizirs
La dame Leila a été étreinte au septième siècle de notre ère, pour ses talents de politicienne et son ouverture d’esprit. Fascinée par les arts et les sciences, elle a été envoyée à Samarcande alors que celle-ci était encore sous l’influence des Toréadors et a gagné l’amitié de ce Clan en plaidant pour que l’ancien prince ait la vie sauve (si elle a échoué, elle a du moins réussi à sauver plusieurs de ses descendants) lorsque la cité fut prise par les Arabes. Comme beaucoup d’Anciens, Leila (née Tamara) a du mal à prendre au sérieux les conflits religieux qui déchirent les mortels et n’a pris un nom islamique que pour raisons politiques.
Lalla Leila est fermement opposée aux vues de la caste guerrière, qu’il s’agisse d’interprétation des lois d’Haqim, de religion ou de choix éthiques (place des femmes, etc.). Elle possède une grande influence à la cour et dans le monde des lettres.
Nature : Ange gardien
Attitude : Visionnaire
Volonté : 9
Via humanitatis : 6
Disciplines : Quiétus 3, Célérité 4, Auspex 6, Présence 4, Sorcellerie 3 (Murmures des cieux 3, Musique des sphères 2 – cf Blood Sacrifice : the thaumaturgy companion )

Boabdal Beg al Qadim, 7ème génération, caste guerrière
Boabdal n’est pas très vieux, à peine un siècle, mais est déjà très respecté par les membres de sa caste. C’est un homme qui suit les enseignements d’Haqim avec sagesse, est un fervent Musulman, doué d’un grand sens de l’honneur – bref, un parfait ambassadeur pour les Guerriers à Samarcande. Il s’est installé dans la cité il y a près de cinquante ans, accompagné de ses deux infants, Icham et Malik et est l’un des principaux adversaires de Lalla Leila. Malheureusement, les événements provoqués par les Assassins d’Hassan ibn Saba remettent en question tout ce qu’il a construit…
Nature : Architecte
Attitude : Traditionaliste
Volonté : 7
Tariq el Harb : 8
Disciplines : Quiétus 4, Célérité 3, Occultation 2, Endurance 3, Puissance 2.

Karim, 8ème génération, caste des Vizirs, Mullah
Mullah du Sultan, ancien de son Clan, Karim serait un vampire avisé s’il n’éprouvait pas pour toute forme de magie une aversion proche de la folie. Aversion qui est de notoriété publique et pourrait servir les desseins de toute personne désireuse de se débarrasser d’un ennemi gênant ou au contraire, de lui faire perdre tout contrôle sur la Bête. Il a réussi à influencer les autres membres du conseil des mullah pour limiter, à défaut d’interdire, l’utilisation de la sorcellerie en ville. Pour plus de précisions, reportez-vous à Croissant de Ténèbres.
Nature : Pénitent
Attitude : Autocrate
Volonté : 8
Tariq el Umma : 7
Disciplines : Quiétus 3, Auspex 4, Célérité 2, Animalisme 3, Domination 2, Endurance 4.

Qabilat al-Khayal
Les Lasombra de Samarcande sont divisés. D’un côté, ceux qui suivent les voies d’Allah et se réclament plus ou moins de Soleyman, de l’autre, une ancienne, hérétique et influente de surcroît. Meriem contrôle complètement le harem du sultan Malikshah et donc, indirectement, les mortels de la cité. Même si Tammam refuse de le reconnaître, l’ancienne Lasombra est en passe de le supplanter et, même si pour le moment elle semble se contenter d’agir dans l’ombre, elle peut devenir une rivale impitoyable. C’est en tous cas ce que s’efforcent de démontrer Tahir et ses partisans. De fait, ils n’ont pas complètement tort puisque c’est bien Meriem qui a poussé Terken d’un côté et Ridwan de l’autre, à se débarrasser d’El Molk… Ce dernier était trop proche des Turcs à son goût – d’un point de vue religieux et moral – mais surtout, il s’agissait d’un pion de Cyrus.
Les adversaires de Meriem feront tout ce qui est en leur pouvoir pour l’éliminer, quel qu’en soit le prix.

Meriem bint Mellilah al Zarka al Ghazni, 6ème génération
Meriem est l’une des plus puissantes Caïnites de Samarcande. Etreinte par un Lasombra inconnu durant la période hellénistique, elle a déjà subi plusieurs Torpeurs. Il lui est également arrivé de s’absenter – certains sages prétendent qu’elle appartient aux Amici Noctis… Rien ne saurait être plus faux. Quand Meriem s’en va, c’est pour se ressourcer auprès de sa « déesse ». Quand Meriem s’en va, c’est pour courir dans les steppes, chasser et rendre justice.
Son sire a fait preuve de faiblesse en l’étreignant, il en a payé le prix fort : la mort. Quant à elle, elle s’est défendue comme elle l’a pu… Tout ce dont elle se souvient, c’est d’avoir envoyé via un messager un petit mot aux Anciens de son Clan pour les avertir qu’elle ne comptait pas se laisser détruire comme ça. Qu’elle pensait leur avoir prouvé sa valeur… L’affaire fut considérée comme classée. Même si, régulièrement, on lui envoie de jeunes Lasombra avides de pouvoir afin d’éprouver leur valeur et de mesurer sa puissance.
Meriem possède une grande influence sur le harem du sultan Malik et a fait de la femme de celui-ci, Terken la Chinoise, l’un de ses pions.
La créature qui a aidé Meriem, cette nuit-là, n’était autre qu’une infante d’Ennoïa, Anatha, vouant un culte à la Lune sous tous ses aspects.
Nature : Juge
Attitude : Autocrate
Volonté : 10
Via Caeli : 9
Disciplines : Obténébration 3, Domination 4, Puissance 5, Présence 3, Animalisme 4, Endurance 6, Métamorphose 5.

Tahir Abdellilah Ibn Rushd, 7ème génération
Tahir vient de Bagdad, ville où il a été étreint voilà près d’un siècle de cela. C’est un Caïnite de belle prestance, un ferme défenseur de l’Ashirra et un bon Musulman. Il se méfie des femmes, particulièrement des femmes de son clan. En effet, son compagnon de voyage et disciple, Othman ibn Mania a subi la tutelle de son étrange et peu ragoûtant Sire avant d’être pris en main par Tahir. Bien entendu, le fait qu’une puissante Lasombra vive à Damas n’a pas été étranger à sa venue… Il espère la destituer et prendre sa place.
Et, évidemment, les connaissances interdites de son élève lui sont d’une grande utilité…
Nature : Manipulateur
Attitude : Juge
Volonté : 8
Tariq el Sama’ : 6
Disciplines : Obténébration 3, Domination 3, Puissance 4, Thaumaturgie 1( Voie des Esprits 1)

Othman ibn Mania, 9ème génération
Othman est l’infant de la Sorcière de Bagdad (cf. Le Croissant des Ténèbres). L’infant involontaire, cela va de soi. Il est entré dans son antre, tel un bon soldat, parce qu’on lui avait dit qu’elle avait commerce avec des Efrits… Résultat, elle a fait de lui sa goule, et, durant près d’un siècle, il n’est sorti de chez elle que pour aller chercher des composants pour ses potions, ce genre de choses… Il apprit également la magie du sang et la vieille Caïnite finit par l’étreindre. Puis il rencontra Tahir. L’ancien lui donna la force de défier Mania (via les esprits) et celle-ci fut contrainte de le laisser partir. Depuis, il suit son mentor … Quand il en aura assez, il sera toujours temps pour lui de partir.
Nature : Solitaire
Attitude : Juge
Volonté : 7
Tariq el Sama’ : 4
Disciplines : Obténébration 3, Domination 1, Puissance 1, Thaumaturgie (Pacte de Nergal 5, Voie des Esprits 5, Mauvais œil 3 - cf Blood Sacrifice : the thaumaturgy companion )

Isa Abu al Khayr, 8ème génération, mullah
Isa est originaire de Samarcande. Il y est né et y a reçu le Don ténébreux, lors du passage d’un ennemi de Meriem qui l’avait remarqué pour ses dons politiques et financiers. Malheureusement, son sire est mort avant d’avoir achevé son éducation. Il lui avait cependant parlé du Clan dans les grandes lignes et surtout de Soleyman, le chef de l’Ashirra qui marcha aux côtés du Prophète. Le jeune Caïnite entreprit donc un long périple jusqu’au Caire, où il rencontra son aîné et apprit de lui. Lorsqu’il revint à Samarcande, Isa était devenu un vampire sage, posé et un ferme défenseur de l’Ashirra.
Nature : Architecte
Attitude : Médiateur
Volonté : 7
Tariq el Umma : 9
Disciplines : Obténébration 2, Domination 3, Puissance 2, Auspex 2, Présence 1
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MessageSujet: pnjs importants suite   Dim 4 Déc - 17:17

Bay’t Mutasharid
Les Nosferatu ont assisté, depuis les ombres, à l’épanouissement de la cité, à ses revers de fortune, à ses périodes de gloire comme à ses moments de déclin. Ils ont toujours survécu, ils se sont toujours accommodés des Princes (ou Sultans) qui l’ont gouvernée et ont bien l’intention qu’il en soit ainsi durant encore très, très longtemps. Plusieurs éléments sont pourtant venus perturber le cours des choses : la montée de l’Islam, religion à laquelle nombre d’entre eux se sont convertis, l’apparition de la Secte des Assassins – ils soupçonnent derrière cela l’existence d’une lignée inconnue et, plus récemment, l’amitié entre le Qadi, Ghazi et un Wah’Sheen, Al Ouchen qui risque de faire pencher la balance, en cas de conflit, du côté d’Athana.

Ghazi el Mechkaq, 7ème génération, Qadi
De son vivant, au 9ème siècle, Ghazi gardait les prisons de Samarcande. C’était un métier comme un autre, il n’en demeurait pas moins quelqu’un de sensible – ou du moins, pas totalement insensible. Un jour, on amena un prisonnier avec ordre de l’enchaîner, de l’isoler, de ne pas lui donner ni à boire ni à manger et de le battre s’il gênait les autres… Pris de pitié, Ghazi enfreignit les ordres, apprit de la bouche du malheureux que le seul tort qu’il avait commis était d’être tombé amoureux d’une des favorites du sultan, l’aida à se libérer et en subit les conséquences. Son sire le trouva, agonisant dans une cellule et lui offrit l’immortalité, pourvu qu’il accepte d’en payer le prix. Quant au prisonnier, il fut étreint par un Gangrel, alors qu’il tentait de survivre dans le désert et se fait appeler Al Ouchen.
Nature : Défenseur
Attitude : Juge
Volonté : 7
Tariq el Umma : 6
Disciplines : Puissance 3, Animalisme 5, Occultation 4, Auspex 3

Bay’t Majnoon
Les Malkavians sont assez peu nombreux à Samarcande. L’élément le plus remarquable de la ville est Rachid (il y a un autre Malkavian, décrit dans le supplément Le croissant des Ténèbres), chef spirituel de l’Ashirra de Samarcande, un illuminé qui utilise sa Discipline d’Aliénation pour galvaniser les vampires de la ville, mais surtout, qui est sans le savoir le jouet du mathusalem Cyrus. Dans sa lutte contre Athana, le Brujah a trouvé en Rachid un pion parfait puisque ses prêches rendent chaque semaine l’Islam un peu plus puissant et les lois plus radicales…Les Malkavians craignent également la sorcellerie : si leur don vient des djinns, alors tout sorcier peut les emprisonner, leur ôter tout pouvoir et faire d’eux des esclaves.

Rachid ibn Rachid Abd Allah, 6ème génération, imam

Rachid est le chef spirituel de la communauté vampirique de Samarcande. La plupart du temps, il prend l’aspect d’un vieil homme vêtu à la manière d’un Hajj (quelqu’un qui a effectué son pèlerinage à la Mecque) mais il lui arrive de se faire passer pour un simple mendiant. Ce qui lui permet de contrôler que ses ouailles (et les mortels) suivent bien les enseignements du Coran et font l’aumône aux pauvres. Il intensifie régulièrement les émotions des membres de l’Ashirra lors de la prière du vendredi, afin de renforcer la foi et de lutter contre le démon qui se dissimule au cœur de la cité.
Car il y a un démon, il en est sûr…
Il a récemment découvert les activités de Meriem et s’est souvenu qu’un autre lui-même a succombé, autrefois, aux tentations de la Sombre Déesse et que seul un être pur, vraiment pur et exempt de tout mal a pu la vaincre. Il a donc fait appel à un chasseur de Daeva pour bannir une bonne fois le mal de Samarcande.
Rachid est quelqu’un, puis il change définitivement, oublie ce qu’il a été – ou pense qu’il s’agit d’une vie antérieure – et recommence ailleurs. Il a également des problèmes avec le passage du temps, l’Amaranthe et la religion : c’est un fanatique épisodique, qui épouse une cause avec ferveur, puis la combat tout aussi violemment….
Nature : Fanatique
Attitude : Défenseur
Volonté : 8
Tariq el Sama’: 9
Disciplines : Aliénation 6, Occultation 6, Auspex 7, Présence 1, Chimérie 3, Domination 3, Quiétus 1

Wah’ Sheen
Il n’y a que très peu de Gangrels résidant à Samarcande. La plupart d’entre eux sont des voyageurs, qui suivent la voie des nomades (Tariq el Bedouin) et ne demeurent pas plus de quelques nuits à l’intérieur des remparts. Cela étant, l’histoire des Wah’Sheen de Samarcande (et de la région) est bien plus complexe qu’elle n’y paraît, puisqu’il s’agit du territoire d’une infante d’Ennoïa, Athana (révérée sous le nom de Nana par les suivants de Zoroastre). Athana et Cyrus se disputent la région depuis des siècles et des siècles, utilisant divers « pions » mortels et immortels. Athana, à la différence de nombre d’infants directs des Antédiluviens, n’est pas complètement inhumaine. La déesse lune (qui comporte beaucoup de noms, dont celui de Lilith) qu’elle vénère et à laquelle elle s’identifie plus ou moins possède quatre aspects : la jeune fille, la mère, la guerrière et la sorcière. C’est à la mère qu’elle voue le plus grand respect.

Gamra, 9ème génération
Gamra ne se souvient pas très bien de ce qui a précédé son étreinte. Elle se rappelle seulement qu’elle est allée puiser de l’eau, à la source d’une oasis, avec ses suivantes… Puis elle a eu soif. Terriblement soif.
Elle a survécu tant bien que mal dans le désert, jusqu’à ce qu’un membre de son clan, Al Ouchen vienne à elle et ne l’amène à Samarcande.
Gamra est en réalité la mathusalem Athana, qui s’est créé cette personnalité afin de mieux contrer son vieil ennemi.
Nature : Survivant
Attitude : Généreux
Volonté : 7
Tariq el Umma : 7
Disciplines : Métamorphose 3, Endurance 2, Animalisme 2

Al Ouchen, 7ème génération
Al Ouchen (le loup, en berbère) escorte souvent les caravanes qui partent de Samarcande et sert de messager et d’informateur pour le Sultan. C’est un nomade, mais également un musulman qui, chaque fois qu’il revient de voyage, prie à la mosquée avec les autres membres de l’Ashirra. Respecté par ses pairs et par les Caïnites de Samarcande, il arbore plusieurs cicatrices, résultat de confrontations avec les Lupins. C’est un grand ami du Qadi.
Nature : Défenseur
Attitude : Traditionaliste
Volonté : 8
Tariq el Bedouin : 6
Disciplines : Métamorphose 5, Endurance 4, Animalisme 4, Puissance 3, Célérité 2.

Bay’t Mushakis
Les Brujah sont arrivés sur le territoire de Samarcande avec les Perses et s’y sont depuis fermement implantés, par le biais du Mathusalem Cyrus, infant de Troïle. Ce dernier partit à la conquête de Samarcande avec l’idée d’en faire une seconde Carthage et se heurta à la résistance du peuple qui y résidait… Ainsi qu’à la puissante Athana. Les Perses, mieux organisés, plus nombreux, prirent cependant la ville et la Gangrel fut forcée de reculer. Ce fut cependant elle qui aida Alexandre le Grand à conquérir la cité et la région, pensant ainsi évincer définitivement son ennemi. Fin politicien, Cyrus sut faire partager ses idées aux nouveaux conquérants… Puis vinrent les Guerres Puniques et ce qui n’était qu’un jeu à ses yeux devint plus important que tout : Samarcande devait devenir la nouvelle Carthage, un exemple de modernité, de paix, d’harmonie… Les conflits et invasions qui succédèrent furent le fruit de la guerre entre Athana et lui, le dernier en date étant la domination de la cité par les Selkoujides (il soutient les Turcs depuis les ombres), la dynastie précédente était trop laxiste à son goût.

Ridwan al Basim, 9ème génération, premier mullah
Ridwan est le plus jeune descendant de Cyrus. Il a été éduqué suivant l’idéal des traditions de son clan : un esprit sain dans un corps sain, et, en plus de cela, est musulman. Lorsque Cyrus est parti de Samarcande, après avoir proposé l’élection d’un Sultan, il a fait de Ridwan son porte-parole car celui-ci présentait des qualités appréciables et dans l’Ashirra, et dans son clan. Le premier problème de Ridwan est qu’il ne se sent pas tout à fait à la hauteur de telles responsabilités, même s’il n’en laisse rien paraître. Son second problème est qu’il est tombé dans les rets de Meriem…
Nature : Perfectionniste
Attitude : Architecte
Volonté : 6
Tariq al Umma : 7
Disciplines : Présence 3, Célérité 3, Puissance 3, Endurance 1.

Qabilat al Mawt
Les Cappadociens ne sont plus très présents en ville : les Musulmans respectent grandement les morts et, en particulier à Samarcande, la sorcellerie et tout ce qui s’y rapporte, de près ou de loin, est extrêmement mal considérée. Moshe ben Jacob, de tradition juive, est ce qui se rapproche le plus d’un représentant de Clan auprès du Sultan.

Moshe ben Jacob, 7ème génération
Moshe était, de son vivant, un médecin et un kabbaliste, pour qui à chaque Sephiroth correspondait une partie du corps humain. Il parvint à effectuer d’étonnantes découvertes, liées aux énergies et correspondances du corps et des mondes et finit par attirer l’attention d’un Cappadocien, qui l’infanta aux alentours du 7ème siècle. Attiré par les découvertes scientifiques – notamment en matière d’astronomie et de médecine – effectuées par les Arabes, Moshe émigra, un siècle après son Etreinte, à Samarcande. S’il ne participe pas à la vie politique de la cité, il n’en est pas moins en rapport avec plusieurs Caïnites, parmi lesquels Ibn Khairan et Lalla Leila.
Nature : Etudiant
Attitude : Solitaire
Volonté : 8
Via caeli : 5
Disciplines : Endurance 2, Auspex 3, Mortis 5, Nécromancie 3


Al Hijazi
Il n’y a normalement pas de Ventrue - qu’il s’agisse d’une lignée européenne ou arabe - à Samarcande. Le seul représentant de ce Clan arrivera presque à la fin de cette mini- chronique et c’est un chasseur de Daeva.

Hilal el Dawi al Hijazi, 5ème génération

De son vrai nom Suryal, ce mathusalem, Infant d’Arakur est un chasseur de Daeva. A l’origine, il n’est pas musulman mais soutient néanmoins la foi où qu’elle se trouve et combat férocement ceux qu’il considère comme l’engeance de Lilith. Ce qui signifie, à ses yeux, à peu près tout ce qui est hérétique – que ce soit justifié ou non. Il éprouve une haine implacable à l’encontre de sa sœur de sang, Tiamat et a pensé, en recevant le « message » de Rachid, que c’était à elle qu’il devrait s’attaquer.
Nature : Fanatique
Attitude : Juge
Volonté : 10
Via Caeli : 9 (vraie foi)
Disciplines : Domination 5, Présence 6, Endurance 8, Puissance 7, Célérité 6.

Ansar Les vampires de Samarcande ont pour la plupart des goules, mais seule Djahane, amante d’Omar Khayam, est décrite ci- dessous. Omar Khayam, lui, n’est pas un ansar mais un simple être humain, à la fois génial et désespérément cynique.

Djahane, goule de Meriem et… future infante de Lalla Leila
Djahane était une courtisane, une poétesse de Boukhara qui déclamait des vers et dansait pour un peu d’argent. Elle ne faisait partie d’aucune cour en particulier, mais accompagnait les puissants lorsqu’ils désiraient sa présence. Elle a rencontré Omar Khayam il y a près de quinze ans, alors qu’elle était de passage à Samarcande. Ils ne se sont plus quittés. Elle fut remarquée par Meriem pour sa beauté, son indépendance et son acuité politique, mais également par Lalla Leila, la protectrice de Khayam… Et ce fut la Lasombra qui remporta la partie. Etrangement, cela a rapproché les deux Caïnites : le couple Khayam-Djahane (une union libre et sans enfants… un concept très avant-gardiste !) s’est attiré leur « affection »…
Nature : Manipulateur
Attitude : Séducteur
Volonté : 7
Via Humanitatis : 7
Disciplines : Puissance 1, Présence 1, Domination 1, endurance 1.
Atouts : Amour véritable (Omar Khayam), Inaliénable.
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MessageSujet: scenar   Dim 4 Déc - 17:21

Conseil
Avant de commencer, demandez à vos joueurs le niveau que leurs personnages ont dans leur voie. A chaque prière, l’imam intensifie les émotions des Caïnites présents à la Mosquée et cela aura son importance tout le long de ce scénario. Je ne saurais que trop vous conseiller d’effectuer les jets pour les PJs comme les PNJs avant d’entamer la séance de jeu et de les noter sur une feuille de papier. Ainsi, vous pourrez les prendre à part et leur décrire ce qu’ils ressentent – si ce sont des nouveaux venues à Samarcande, la surprise n’en sera que plus grande. Si ce sont des résidents de la ville, contentez-vous, au cours de leur introduction, de préciser qu’ils se sentent parfois envahis d’une grande ferveur en priant. Et, bien entendu, n’oubliez pas qu’un incident peut toujours arriver…


Une mauvaise nouvelle
Octobre 1092. Vendredi. C’est pour les membres de l’Ashirra le soir de la prière, tous sont rassemblés dans la mosquée de la vieille ville, construite sur les ruines d’un ancien temple de la religion de Zoroastre, l’Elysium principal de la ville (comprenant également le mausolée et les jardins… Les autres sont à votre discrétion, cher Conteur !). C’est l’occasion d’échanger informations, opinions et d’apprendre les dernières nouvelles du monde extérieur. Peu avant le début de la prière, le Qadi arrive dans la salle, suivit de près par Al Ouchen. Les deux Caïnites se dirigent droit vers le Sultan et l’entraînent à l’écart (Perception + vigilance diff 8 pour écouter. Tout ce que les curieux entendront, ce sont les mots :… vizir … assassiné… mi-chemin… Alamut…).
Tammam hoche la tête, se tourne vers l’imam... Et celui-ci entame la prière.
Comme d’habitude, les vampires présents mettent un certain temps à sortir de leur transe – certains sont peut-être amorphes, d’autres radieux, d’autres encore ont les yeux légèrement injectés, d’autres semblent parfaitement calmes… Le Sultan profite de ces quelques instants pour rassembler ses esprits et va aux côtés de Rachid – il se tient immobile quelques instants, puis, lorsqu’il est certain que tout le monde est attentif, prend la parole :
« Mes chers amis, j’ai une triste nouvelle à vous annoncer ce soir. Comme vous le savez, le seigneur Malik, son épouse et le vizir Nizam el Molk s’étaient engagés sur la route de Bagdad, pour négocier avec le Sultan et tenter d’obtenir du soutien contre les Ismaéliens qui depuis deux ans, réfugiés dans les montagnes nous assaillent… Vous n’êtes pas sans savoir que le vizir de Malik était l’une des meilleures armes de la ville pour négocier avec les Selkoujides. Il est mort, à présent. Oui, Nizam el Molk est mort, poignardé au cœur par l’un de ces Assassins… »
Immédiatement, les regards se tournent vers les Enfants d’Haqim présents à la mosquée.
N’hésitez pas à faire monter le ton, entre des Caïnites peu disposés à accorder le bénéfice du doute aux Assamites, entre vizirs et guerriers… C’est finalement Al Ouchen qui mettra un terme aux discussions :
« Le meurtrier n’était pas l’un des nôtres. C’était, pour ce que j’ai pu en voir, un mortel. Maintenant, il est vrai que mes capacités d’enquête sont limitées, Sultan. J’ai fait ce que j’ai pu, j’ai interrogé les survivants et les animaux du désert, mais je ne suis pas capable de faire parler les morts, ni d’user de la discipline d’Auspex… »
A vous de gérer l’implication des personnages dans une telle enquête. Rappelez-vous qu’ils sont membres de l’Ashirra et doivent se sentir très concernés par ce qu’il se passe – c’est la communauté qui est en danger après tout. Voici cependant quelques pistes s’ils rechignent :
-Banu Haqim : les Anciens du Clan savent que depuis quelques années, un certain Hassan ibn Saba a monté une secte construite un peu à l’image d’Alamut mais ne connaissent pas ses fins et cela les inquiète. Plusieurs Assamites ont disparu alors qu’ils tentaient de se renseigner à ce sujet.
-Qabilat al Khayal : il s’agit pour eux de mettre un terme à l’existence de Meriem. Ils savent qu’elle possèdent une grande influence sur la première épouse de Malik et mettront tout en œuvre pour accuser l’ancienne Caïnite de trahison (pacte avec l’ennemi, etc.)
-Ray’een al Fen : étant membres du Clan du Sultan…
-Bay’t Mutasharid : le Qadi ne peut pour des raisons dues à son statut quitter la cité. Il souhaite qu’un membre de son Clan aille enquêter et rapporte des informations.
-Wah’Sheen : Al Ouchen est un Ancien, respecté et ami du Qadi.
-Bay’t Mushakir : c’est Ridwan, sous l’influence de Meriem qui a ordonné cet assassinat. Il ne peut cependant, en tant que premier mullah, que demander à un membre de son Clan de participer… Quitte à l’envoyer sur une fausse piste.
Il y a deux manières de résoudre l’enquête : soit vous décidez d’envoyer les personnages sur les lieux du crime, à quinze jours de voyage, soit vous les laissez mener leurs investigations en ville en partant du principe que le corps de l’assassin a été ramené sur place. S’ils quittent Samarcande, il est clair qu’ils ne trouveront que des ossements (les chacals vont vite en besogne) et, éventuellement, l’arme du crime – un poignard courbe, de facture banale. A l’intérieur de la cité, ils pourront avoir plus d’informations sur le meurtrier : en utilisant les disciplines d’Auspex ou Mortis par exemple.

L’assassin se nommait Tahar. Un jeune homme, même si les témoins décrivent un vieux mendiant. Il était déterminé, avait foi en sa cause et savait qu’en mourant, il atteindrait le Paradis. Une analyse plus poussée montre que son sang est très puissant pour un simple mortel.
Il n’y a rien de plus. Ou qu’ils aillent, ils tomberont sur un écueil – nul Caïnite n’avait intérêt à la mort de Nazim, du moins en apparence…Chacun a de bonnes excuses ou se montre au-delà de tout soupçon (Meriem possède de grands pouvoirs de persuasion. Et elle opte plus pour une vengeance personnelle… Celui qui dirige la secte des Assassins n’est autre que l’ancien élève du vizir, celui qui fut durant des années son âme damnée et que Nizam a fini par rejeter).
S’ils décident d’enquêter du côté d’Alamut (la fausse) : la forteresse d’Alamut est isolée sur un pic rocheux, dans les montagnes. Une région dangereuse, inhospitalière (rumeurs de Lupins). Plus on s’en rapproche, plus les gens sont fermés. Tout ce qu’ils pourront apprendre, s’ils capturent un Assassin vivant et parviennent à le faire parler, c’est que le Vieil Homme sur Sa Montagne connaît le secret de l’immortalité et possède les clefs du Paradis. Ils comprendront aussi assez vite que la plupart de ces fanatiques sont des goules.

Assassin type :
Maîtres du déguisement, de l’infiltration et du meurtre, les Assassins sont très proches de l’image « occidentale » que les vampires ont des Enfants d’Haqim. Ils combattent jusqu’à la mort, persuadés qu’il s’agit là de la plus courte route vers le Paradis.
Leur maître, Hassan ibn Saba, est une goule indépendante qui se nourrit du sang des vampires qu’elle capture (et initie ses fidai’s ). Il a créé le mythe selon lequel il s’est « auto-immortalisé ». C’est Hassan qui sera plus tard à l’origine de la légende voulant que Haqim se soit infanté tout seul, en détruisant le roi et la reine d’Enoch. Pour plus de renseignements, cf Tryptique sanglant 3 : des loups à notre porte.
Nature : Fanatique
Attitude : Martyr
Volonté : 10
Disciplines : Puissance 2, Célérité 2, et au choix : Quiétus, Auspex ou Occultation à 3.
Les Assassins sont pour la plupart insensibles à certaines disciplines mentales et voient à travers les illusions.


La malédiction de Nizam el Molk
Aujourd’hui que c’est le jour sacré : le vendredi,
Bois du vin bol par bol, puisque le verre est interdit ;
Les jours de la semaine, bois ! fais la fête ! mais aujourd’hui
Bois double puisque c’est le premier des jours, ce vendredi .

Omar Khayam - Rubayat


La légende veut que Nizam el Molk ait appris que Terken et le sultan Malikshan projetaient de l’assassiner. Il savait qu’en accompagnant son « fils » sur la route de Bagdad, il effectuait là son dernier voyage… D’autant que sur la route erraient les Ismaéliens, récents alliés de la Chinoise et ses ennemis mortels. Il réunit alors ses fidèles et leur ordonna de le venger, s’il venait à ne point revenir. A Malik, il déclara qu’il avait eu un rêve, un rêve dans lequel il aurait une vie encore longue et heureuse, puisque, s’il venait à mourir son bien-aimé sultan ne lui survivrait pas quarante jours.
La vérité est que Rachid ibn Rachid, imam de l’Ashirra de Samarcande, lui envoya ce rêve. La vérité est que Rachid ibn Rachid, jouant de ses influences et de la discipline d’Aliénation, décida qu’il fallait, pour mettre un terme aux vestiges des anciennes religions et de l’hérésie, frapper un coup de maître. Dès qu’il eut vent des projets de Terken et de son mari à propos de Nizam, il fit de son côté appel, par le biais d’intermédiaires mortels, aux Assassins d’Alamut. Il ne fit rien pour empêcher la mort du vieux vizir car cela servait ses intérêts sur le long terme, mais fit en sorte que « la malédiction » soit connue. Puis, 35 jours exactement après le décès du vieillard, les meurtriers frappèrent. Ils avaient pour mission d’atteindre non seulement Malikshah mais aussi Tammam, sultan caïnite de Samarcande. Ainsi, les humains terrorisés rendraient Terken responsable de cette malédiction et les vampires, de leur côté, réagiraient peut- être enfin à la montée de l’hérésie.
Vendredi, heure de la prière. A la mosquée, tout ce que pourront apprendre les personnages, c’est que le Sultan Malik a été grièvement blessé au cours d’une partie de chasse. Préoccupant, mais pas plus que la malchance qui semble frapper ses héritiers et placerait l’un des protégés du Sultan de Bagdad sur le trône de Samarcande.
C’est au cours de la prière, alors que les Caïnites sont en transe, que les Assassins attaquent.
En début de soirée, deux Ismaéliens, déguisés en simples voyageurs, ont malencontreusement heurté Tammam et Ibn Khairan, ce qui leur a permis de les marquer afin d’activer l’Appel de Dagon (cf : Vampire : la Mascarade, 3ème édition. L’Appel de Dagon est un pouvoir constricteur « à retardement », par lequel la victime s’étouffe dans son propre sang… Il est implacable contre les mortels, efficace contre les Caïnites… ).
Tandis qu’Ibn Khairan et Tammam se tordent de douleur, en proie à une lente agonie, trois hommes surgissent des ombres et attaquent, décapitant immédiatement le Sultan. Le Qadi, qui n’a pas succombé à la Passion de l’Incube tente de s’interposer : il sera affaibli et emporté, un pieu dans le cœur.
Et puis, la prière s’achève et les personnages reviennent lentement à eux.
Samarcande a perdu son Sultan.
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MessageSujet: suite ...   Dim 4 Déc - 17:22

Les absents :
-Meriem bint Mellilah al Zarka al Ghazni se trouve au harem : le sultan est mort et elle tente de comprendre qui l’a tué et pourquoi.
-Gamra, la petite Gangrel, n’a pas d’alibi – nul ne peut témoigner l’avoir vue – mais elle affirmera qu’elle chassait et ne ment pas.
-Moshe ben Jacob, lui, n’a aucune raison d’aller à la mosquée puisqu’il est Juif. Si, en revanche, on l’y autorise, il est tout à fait prêt à aider l’enquête à sa manière.

Ibn Khairan, aveuglé par la douleur n’a eu le temps de voir qu’une silhouette vêtue de vêtements de voyage de couleur brune. L’arme qui a servi à décapiter Tammam a été abandonnée sur place, comme une irrévérencieuse signature. Une intensification des sens permettra de sentir les odeurs de chevaux liés au court cimeterre de l’assassin. L’utilisation de Psychométrie permettra de déceler des traces de peur et d’exaltation mêlées ainsi que d’entrevoir le visage d’un homme encore jeune, au regard étrange (il a les yeux vairons). Les vieux mendiants qui traînent près de la mosquée ont vu, quant à eux, trois cavaliers charger un paquet sur un cheval et s’éloigner en direction de la porte Nord de la ville.
Dès lors, plusieurs options s’offrent aux personnages :
-Se lancer à la poursuite des Assassins, tenter de récupérer le Qadi et de les faire parler (de l’utilité des Cappadociens, les morts mentent moins…). Ceux-ci se dirigent vers un petit village non loin de Boukhara où les attendent d’autres fidaï’s.
-Tenter de trouver le commanditaire du meurtre : chaque faction de la ville essaiera de les orienter en fonction de ses intérêts… Mais il y a peu de chance pour que l’enquête aboutisse. A vous d’imaginer fausses pistes, intrigues et sous-intrigues qui perdront les personnages dans les méandres des complots et de la politique feutrée de l’Ashirra.

Le Sultan mort, la cité de Samarcande est vite divisée, non pas entre Lasombras et Assamites, ainsi que l’on pourrait s’y attendre, mais entre partisans de l’indépendance et partisans de la soumission aux Selkoujides – entre pions (involontaires) d’Athana et de Cyrus. Ces derniers sont plus nombreux, mais moins organisés et surtout… moins proches du pouvoir, puisque Samarcande est à présent dirigée par Terken. Elle a placé son petit dernier sur le trône et gouverne à travers lui. Enfin, à travers la Chinoise, par le biais de la belle Djahane, Meriem est devenue de facto Sultane de Samarcande. Opposés à l’Ancienne Lasombra, la plupart des vampires de l’Ashirra, se sont unis sous la bannière de la foi grâce à Rachid ibn Rachid, qui se propose comme leur guide spirituel. La plupart d’entre eux commence à mettre sérieusement en question le bien-fondé de la ferveur de l’imam, mais tant que cela les arrange… Une troisième faction est née, qui tente avant tout de préserver la cité d’une invasion des Selkoujides, tout en s’efforçant de demeurer politiquement neutre. A sa tête, Ibn Khairan, qui a engagé des pourparlers avec des caïnites de Constantinople.
Ainsi, durant les deux années qui suivent la mort du Sultan, se succéderont diverses alliances, à plus ou moins long terme avec diverses forces politiques – des fiers Selkoujides pour les partisans d’ibn Rachid aux orthodoxes de Constantinople, en passant par quelques ambassades en Occident. De bons prétextes pour envoyer les personnages aux quatre coins du monde connu et insérer des scénarios de votre crû dans cette mini-chronique, à moins qu’ils ne préfèrent passer deux années à tenter de remonter la piste du « faux Haqim » ?
Quoi qu’il en soit, prenez le temps de développer les relations entre les personnages et les PNJs de Samarcande, de faire naître alliances et inimitiés…

Quand saignent les roses
Cette roue du ciel pour ta destruction et la mienne
A des projets sur mon âme nue, et sur la tienne ;
Dans l’herbe assied-toi ma jolie ! dans peu de temps d’ici
De l’herbe poussera de ma poussière et de la tienne !

Omar Khayam – Rubayat


Avec la division officieuse du pouvoir, la vieille mosquée dans laquelle les Caïnites se réunissaient n’est plus qu’un lieu de prière et les jardins de la Citadelle ont pris une toute nouvelle importance. Et, il est vrai que se promener dans des allées bordées de roses, et contemplant la voûte céleste et en écoutant, de loin en loin, la voix d’un poète ou d’un chanteur déclamer des vers aux consonances langoureuses est bien agréable. En cette nuit de mai 1094, alors que la lune est pleine, les discussions vont bon train. Depuis quelques mois, en effet, les Ismaéliens se montrent ouvertement en ville et l’on dit même que Terken est leur alliée depuis bien longtemps. De là à soupçonner la « Sultane » Meriem, il n’y a qu’un pas… que ses détracteurs franchissent aisément. Les Selkoujides étant de plus en plus vindicatifs, la Chinoise n’a pourtant pas eu le choix. Et l’on dit même qu’une délégation d’émirs récalcitrants est partie il y a plusieurs jours accueillir l’héritier « légitime » du trône de la ville, l’un des fils de feu Malikshan et d’une de ses autres épouses, qui a été élevé par les Turcs et les proches de Nizam. L’adolescent n’a que treize ans mais semble dit-on prometteur… Terken serait donc contrainte d’abdiquer ou de fuir !

L’autre sujet de discussion c’est la présence de Hilal el Dawi el Hijazi, un ancien du Clan Ventrue (de la branche Al Hijazi). Nul ne sait exactement pourquoi ce grand guerrier aux yeux sombres et au profil de rapace est en ville. Et son attitude austère et dédaigneuse ne fait rien pour arranger les choses.
Mais cette nuit, qui s’annonçait plutôt paisible, s’achèvera dans un bain de sang. Les personnages risquent d’être pris entre deux feux. A eux de choisir qui ils soutiendront au péril de leur vie… A vous, cher Conteur, de mettre en scène les événements que nous vous décrivons :
-La mort de Terken : Terken a dépêché plusieurs de ses loyaux sujets auprès d’émissaires du Sultan de Bagdad, ceux-là même qui protègent l’héritier légitime de Samarcande. En entendant les « anciens » hommes de la sultane s’agenouiller devant lui et lui prêter allégeance, le jeune homme accepta de les suivre – et ce, malgré les injonctions de ses protecteurs – afin de prendre place au plus tôt sur le trône. Des Assassins, dissimulés parmi les « détracteurs de Terken », poignardèrent alors plusieurs des Selkoujides avant de se donner la mort, sourire aux lèvres. Ceux-ci envoyèrent immédiatement une expédition punitive sur Samarcande, avec le soutien inconditionnel de Cyrus et de ses pions. Ainsi, la même nuit où le jeune sultan entre dans le palais, les Turcs envahissent la ville et se dirigent massivement vers la Citadelle. Les derniers fidèles de Nizam-el-Molk leur ouvrent les portes, tandis que la Chinoise se fait mystérieusement assassiner dans ses appartements (l’un de ses eunuques n’était autre qu’un ancien serviteur de Nizam el Molk, l’un de ceux qui avait fait le serment de le venger. Chargé d’annoncer l’arrivée de l’otage à Terken, il en progfita pour donner quelques ordres à ses hommes et tuer la traîtresse). Les envahisseurs ont une liste de « félons » à abattre, parmi lesquels Djahane et Omar Khayam. Les Caïnites présents dans l’expédition connaissent les refuges de plusieurs vampires de Samarcande.
-La mort de Meriem : Meriem est convoquée à l’extérieur du palais par Hilal el Dawi el Hijazi. Les personnages pourront la voir quitter les lieux en début de nuit. Comme elle pense qu’il s’agit de l’appel de sa « déesse », elle ne prend aucune précaution particulière. Un jet de Perception + Vigilance permettra pourtant de constater qu’elle a les yeux dans le vague et semble pressée. Prise au piège à l’extérieur des murailles, elle sera détruite après un terrible combat par le chasseur de Daeva et le Malkavian. Si les personnages interviennent dans ce conflit, Meriem les suppliera dans un cri d’agonie de sauver Djahane et de prévenir sa Déesse.
-Le massacre de la Citadelle : Lalla Leila, au cours des deux dernières années, est devenue très proche de Meriem – sans pour autant partager sa foi. Elle se trouve au palais auprès de Djahane lorsque la Citadelle est prise d’assaut et aura sans doute besoin d’aide pour se tirer de ce cauchemar (les soldats massacrent tout le monde, femmes et enfants compris). D’autant que… dans les jardins se trouve le refuge de Gamra /Athana. Sentant la mort de sa protégée, elle abandonne sa « carapace » d’enfant perdue et se révèle pour ce qu’elle est, une mathusalem à la puissance terrifiante, bien décidée à venger Meriem. Ainsi, elle convoque le chasseur de Daeva à la Citadelle… après avoir déclenché une fureur brève mais sanguinaire chez tous les vampires de la cité (Maîtrise de soi diff 7 pour résister). L’affrontement entre Athana et Hilal doit être tant spectaculaire que terrifiant : les personnages ne pourront assister à plusieurs tours de combat sans effectuer de jets de Courage. Ils devraient cependant vite comprendre que l’un des principaux instigateurs du complot qui a mené à ce carnage n’est autre que Rachid ibn Rachid… Un adversaire sans doute plus à leur niveau qui tente d’empêcher Lalla Leila de protéger une Djahane, mourante et presque vide de sang… Une Djahane qui a été grièvement blessée par un Assassin.

Conclusion
Les roses d’Ispahan dans leur gaine de mousse,
Les jardins de Mossoul, les fleurs de l’oranger,
Ont un parfum moins frais, ont une odeur moins douce,
O blanche Leilah ! que ton souffle léger.

Leconte de Lisle – Les roses d’Ispahan


La fin de cette Chronique est ouverte, laissée à la discrétion des Conteurs. Pour plus de renseignements sur Samarcande dans le Monde des Ténèbres, référez-vous à la description qui en est faite dans le supplément Croissant des ténèbres. Quand à cette cité que les poètes nomment Ispahan, elle connaîtra plusieurs périodes de déclin et de gloire, la plus célèbre d’entre elles étant l’essor qu’elle connut aux 14ème et 15ème siècles, durant la dynastie des Timurides- avec, notamment, le sultan Ulugh Bey, qui protégea les arts et les intellectuels.
Toréador ? Assamite ? A vous de choisir…
Quant aux Assassins, Plusieurs des fidaï’s d’Hassan profitèrent de cette nuit tragique pour capturer des Caïnites et les emmener auprès de leur maîtres. Ceux qui n’étaient pas initiés mais étaient de simples religieux établis en ville furent, dès la prise de pouvoir par les Turcs, bannis ou tués. Quant à ce que firent les Assamites du « faux Haqim », cela reste un mystère, même si l’on dit qu’avec les Croisades, certains guerriers du Clan adoptèrent de plus en plus ses méthodes.
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