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 [L5R] campagne lacenaire : les invasions barbares..

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Ailean
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MessageSujet: Re: [L5R] campagne lacenaire : les invasions barbares..   Mer 19 Mar - 17:50

Un clan dont il faut se méfier il me semble les Licornes Suspect
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MessageSujet: Re: [L5R] campagne lacenaire : les invasions barbares..   Mer 19 Mar - 18:11

Ailean a écrit:
Un clan dont il faut se méfier il me semble les Licornes Suspect

Excellente analyse, très cher. Mais il faut néanmoins se souvenir que le Champion du Clan, Shinjo Yokatsu, est un homme de paix, en plus d'un grand guerrier. La majeure partie du Clan aspire au calme... mais on ne sait jamais :P
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MessageSujet: Re: [L5R] campagne lacenaire : les invasions barbares..   Ven 21 Mar - 11:25

Bon, la Phénix, avec du retard, mais enfin. Difficile de fire parler l'interlocuteur du jour...
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MessageSujet: Re: [L5R] campagne lacenaire : les invasions barbares..   Ven 21 Mar - 11:26

De Isawa Tadaka – Maître de la Terre, ancien Maître Elémentaire au service de la Montagne, Maître des Eléments et sensei au dojo de la Maison Isawa –

A deux alliés,

J’adresse mes respects. Que de cheminement, pour vous, depuis que nous nous sommes rencontrés. J’en reste, pour dire vrai, quelque peu abasourdi. Le destin vous a gâté, et je m’en réjouis. Mais ce n’est pas pour vous compter fleurette que j’ai accepté l’invitation de Kitsu Motso-san. Son entreprise est intéressante, c’est sans regret que j’y apposerais ma pierre. Même si pour cela je dois rendre publiques des vérités dérangeantes, ou du moins embarrassantes. Si mon analyse sera grossière, ne croyez pas qu’elle manque de précision. Je sais aller au fond des choses et ne pas m’encombrer d’émotions.
Commençons.

Il serait sacrilège de ne pas débuter par la Famille Isawa. Faisons un récapitulatif de ses dernières évolutions. A commencer par la défection de Ujina, l’ancien Maître du Vide, mon père, au profit de l’ombre. Cette seule disparition a entamé un long processus de revers pour le Conseil des Cinq. Celui-ci naviguait déjà tant bien que mal sur une mer démontée ; ses compétences n’aidaient en rien le reste de l’Empire, la faute à l’immobilisme de Ujina ; les adeptes de la Maho refaisaient surface, sans que le gros des forces Isawa puisse intervenir – déjà les conflits et les tensions menaçaient d’éclater en guerre ouverte ; les autres grandes Maisons cherchaient à s’allier au Conseil, sans autre but que de l’embrigader dans les batailles à venir ; Isawa Tsuke – le Maître du feu –, devenu fou, avait été occis à Otosan Uchi. On nous raillait, on se gaussait de nous. La défection de Ujina nous prit donc de court. Ses éventuels remplaçants, tous des élèves exceptionnels – mais des enfants ! – n’assumèrent jamais la place. C’était le moment où jamais pour notre plus grande ennemie de frapper.
La tribu d’Isawa, que nos annales disaient être éteinte par nos ancêtres, refit surface. L’assaut que lancèrent ses membres nous prit par surprise. Isawa Tomo et moi-même prîmes la fuite, sans pouvoir sauver les autres membres du Conseil. A notre place siégeait maintenant la plus étrange rokugani de toute l’histoire, la Maître de l’Air. D’après elle, la venue de l’ombre a précipité son retour et ses terribles agressions. C’est par la menace qu’elle garda sous sa férule les vassaux de toute la Maison, ce qui lui garantit la fidélité des Familles Shiba et Asako. Il lui fallait néanmoins réunir un Conseil décent : un échec, purement et simplement. Appartenir à cette noble institution demande plus que la faveur des kamis, voyez-vous. Il s’agit d’incarner un Elément, dans toute son essence et parfois au-delà, pour être honoré à Gisei Toshi. La Maître de l’Air n’avait pas parmi ses vassaux les gens adéquats. C’est peut-être pour narguer ces individus nouvellement promus que frappa l’Outremonde, si on y pense. Nos provinces furent ravagées, avant que tout le Clan du Phénix éradique les hordes monstrueuses – grandement aidé par de merveilleux alliés. Le Conseil n’a pas, à cette occasion, montré sa toute puissance. Alors, des brigands, pensez-vous ! Nos défenses affaiblies, des pillards vinrent. Encore une fois la réponse du Conseil fut faible, trop tardive. Enfin vint l’ombre elle-même, totale et pleine. Nous ne pouvions plus rien pour l’Empire. Depuis deux ans déjà nous l’encombrions plus qu’autre chose. Après la guerre le Clan perdit tout contact avec l’une de ses grandes Maisons, les Asako. Nous reviendrons plus tard à cette anomalie, mais sachez que cette perte ébranla plus que tout le Conseil des Cinq. Un millénaire de mystères et de suspicions s’enflammait, châteaux, bibliothèques et villages dans un bel ensemble, sans qu’on sache pourquoi et comment.
Il fallait réagir. Voilà pourquoi j’ai quitté la Montagne, et ramené mon frère Tomo à ses premières fonctions. Sur l’appel de la Maître de l’Air nous avons réunis la Maison Isawa et sa tribu et gracié le puissant Isawa Tetsuo. A ma connaissance jamais Conseil des Cinq n’a été si compétent. Trois des cinq meilleurs shugenjas de l’Empire y siègent. Sa volonté est totale, intacte, malgré les invasions barbares et l’incendie Asako. Le Conseil des Cinq entend bien retourner à son apogée, malgré des périodes difficiles. Mais qui n’en a pas subit ? Notre savoir et nos accointances pourront faire la différence, nous permettre de redresser la tête. J’ai une preuve pour étayer cette hypothèse.

Mais je la garde pour évoquer la Maison Shiba, qu’il nous faut féliciter et soutenir, coûte que coûte. Nos protecteurs, malgré tout ce qu’en diront les mauvaises langues, sont restés à la hauteur de leur réputation. La tourmente dans laquelle fut jeté le Conseil des Cinq – et donc tout le Clan – aurait pu signifier sa perte. Sans l’intervention, passive, des Shiba, ç’aurait été le cas. Ces soldats et érudits ont assuré la défense des provinces durant les troubles, éloigné les dignitaires étrangers de Gisei Toshi et contenu la discorde autant que possible. Le seigneur, et Champion du Clan, Ujimitsu-san, a gardé la tête froide tout le temps de nos violentes disputes. Face aux délégations il a su montrer bonne mine, alors qu’au nord le sang coulait. En ces temps agités cette attitude était de rigueur. Sinon combien d’armées se seraient massées à nos frontières ? L’époque était à la guerre, et notre Clan est réputé autant pour ses mystères que ses trésors mystiques. J’en connais plus d’un et plus d’une qui convoitent ces puissantes reliques. Le moindre signe de faiblesse aurait poussé nos voisins à se les approprier. Et si Shiba Ujimitsu faisait montre d’une étonnante impassibilité, c’est que ses vassaux travaillaient d’arrache-pied pour sauvegarder le Clan. Combien d’obscurs hommes liges, épaulés de rares Isawa, se sont jetés à corps perdu dans la reconstruction et la défense de nos provinces ? L’Outremonde, un ennemi inattendu, ensuite des pillards, et enfin des gaijin – la Maison Shiba a eu son comptant de combats. Elle n’envie plus rien aux soldats Hida.
Voilà ma preuve : malgré que notre survie soit en grande partie due aux efforts de l’administration d’Emeraude, nous sommes toujours debout. Shiba et Isawa ont traversé crise après crise, essuyé tempêtes et carnages, sans jamais abandonner. Aujourd’hui, alors que le pire semble passé, nous sommes toujours de l’Empire. Les Shiba ont encore la tête haute, et les Isawa sont de nouveau unis. Nous rembourserons nos créanciers, sans oublier que notre force morale nous a gardé des plus grands malheurs. Déjà des délégations reviennent des cours hivernales, où ils ont fait preuve de ténacité et ne se sont pas laissé abattre par les commentaires de Clans plus aisés. Il ne tient qu’à nous d’assainir nos provinces et d’y semer. La prochaine génération de Shiba a vécu les heures les plus sombres de notre longue histoire. Nous attendons d’elle beaucoup. Si nos effectifs sont, il est vrai, réduits, notre expérience est grande. Quel Clan peut se targuer d’avoir survécu à autant de désastres ? Notre pacifisme, beaucoup la confondent avec la mollesse, d’esprit et de corps. Et pourtant nos bushis, plus réputés pour leur érudition que pour leur style, ont fait face et sont victorieux. Peu de personnes encore l’ont réalisé, mais nous sommes en passe de compter parmi les Clans les plus endurcis. Pour peu que le destin nous permette de croître, nous constituerons une véritable force, avec laquelle le reste de l’Empire devra composer. Rien qu’en cela la Famille Shiba est emblématique. Leur sérénité était proverbiale. Aujourd’hui, elle est prouvée. Nous attendons patiemment que cette révélation éclate au grand jour – il ne peut en être autrement.
D’autant plus que nos dettes nous pousseront tôt ou tard à nous mêler à la politique. Que nous sonne le Champion d’Emeraude ou le Shogun, nous viendrons ! Leur riz nous a évité la famine, sans bannir la disette. Les techniques d’irrigation de Tonbo Shutsu-no-kami permettent à nos paysans de tirer le meilleur d’un sol ravagé. Les largesses du Shogun nous rappellent nos devoirs. L’avenir, disent certains du Conseil, est placé sous le signe du sang et des conflits. Si jamais Rokugan avait besoin de nous, nous répondrions aussitôt. Notre isolement a volé en éclat, avec les invasions barbares et nos déconvenues. Ignorer le présent et ses changements radicaux ne nous mènera nulle part. La Maison Shiba, après toutes les horreurs qu’elle a traversé, sera aux premiers rangs, si le besoin s’en fait sentir. Alors l’Empire saura à quel feu nous fûmes forgés.
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MessageSujet: Re: [L5R] campagne lacenaire : les invasions barbares..   Ven 21 Mar - 11:26

Toute ma propagande prend en considération la Famille Asako, ne pensez pas le contraire. Cette épine nous blesse toujours le pied et gène notre marche. Le Conseil des Cinq et elle, onze siècles durant, se sont regardés en chiens de faïence. Depuis toujours la Maison Isawa sait que les Asako lui cachent quelque chose. De simples bibliothécaires, loin de tout ? Il fallait un meilleur mensonge, pour nous duper. Seulement voilà, leurs défenses mystiques ont déjoué jusqu’aux incantations de l’actuelle Maître de l’Air, la plus puissante d’entre nous ! Nous n’avons pas eu loisir d’interroger plus de membres de la Maison, que frappait l’ombre elle-même. Gisei Toshi tomba, ainsi que Shiro Shiba, malgré tous nos efforts. Ensuite, alors que tout espoir semblait perdu, l’ombre fut vaincue. Nous n’en revenions pas. Au nord de nos terres un château, bâtit à flanc d’une montagne, s’embrasait. Sa flamme était, et est toujours, d’un blanc aveuglant. Parfois d’or. Parfois mouvante, mais sinon de plus en plus immobile. Personne ne put pénétrer la province Asako, après cela. Ils nous échappaient, nous échappent toujours. De simples archivistes ? A d’autres. Ils sont comme une souillure, un affront, au plein milieu de nos terres. Se pourrait-il qu’ils soient la réponse – mortelle – à l’ombre ? Ou tout autre chose ? Voilà ce qu’il y a de plus frustrant, à leur sujet : ils soulèvent beaucoup d’hypothèses, plus farfelues les unes que les autres, pour très peu de réponse.
On dit ici qu’ils ont « volé l’illumination ». Ailleurs qu’ils maîtrisent la magie des dragons célestes. Spéculations et rumeurs. Ce dont nous sommes certains seulement compte. A savoir peu de choses, que nos alliés nous ont révélé, à ma grande honte. Il y aurait une dissension, parmi eux. Asako Oyo, autrefois un fou, aurait recouvré sa pleine santé, et plus encore. Il défierait les meilleurs sabreurs de l’Empire, et sa liste de victoires est impressionnante : Hida Kisada, Bayushi Shoju et Doji Kunawan y figurent. Pour deux d’entre eux c’est une légende qui s’effondre. D’autres Asako seraient sur ses traces, sans parvenir à saisir ce Oyo. Ensuite, en qualité de fait avéré, leur étrange magie. Ils convoquent, de sources sûres, des forces immenses et ouvrent des brèches dans l’espace. Ils glacent ainsi l’âme de leurs opposants et rallient des vassaux de leur seule volonté. Nous avons dénombré, Oyo compris, trois Asako originaires du château enflammé. Les autres sont traqués, débusqués puis questionnés. Il nous faut comprendre le mystère de cette Maison. Déjà des lames-liges du Clan du Lion lui ont souhaité de périr, par leurs sabres de préférence. Lors des invasions barbares, c’est tout Rokugan qui a pu constater leur étrangeté. Les plus traditionalistes des samouraïs les pensent hérétiques. L’inquisition de Tsuma enquête. Le temps presse, seigneuries. Nous ne savons rien des Asako et l’Empire se penche, dès que possible, sur eux. Le Conseil des Cinq en appelle à votre jugement : nous ignorons à quoi nous attendre. Retenez le plus possible les officiels et les seigneurs claniques, que nous puissions jauger la menace. Peut-être qu’un grand bien naîtra de l’incendie Asako, ou alors le pire des malheurs. En attendant que nous éclaircissions ce mystère, puisse l’Empire se tenir à l’écart.

Voilà, c’en est fini de ma discussion. Elle fait la part belle au passé, tout en évoquant l’avenir. Le présent vaut qu’on y porte attention si on sait ses causes – le passé – et ses conséquences – le futur. Quel est ce présent ? Les Maisons Shiba et Isawa se remettent doucement des dernières épreuves. Nos dojos souffrent par manque d’élèves. Notre armée est, au mieux, éparse. Moins de cent cinquante mille guerriers en garnissent les rangs. La plupart sont malades, blessés ou vieux. Sans les dons du reste de l’Empire, la roture souffrirait de famine. Nous faisons peine à voir, de prime abord. Qui sait voir au-delà des apparences nous voit réellement. Fortifiés, réunis. Nous sommes le plus maigre des Clans majeurs, mais notre expérience est sans égale. Sous le règne de l’ombre, tandis que tout Rokugan ou presque partait en guerre, nous composions avec l’Outremonde, sans recours. Et c’est sans aide que nous subissions les raids de brigands. Nous sommes toujours là pour vous conter ces exploits, puisque même l’ombre ne nous a pas jeté à bas. Comme je l’écrivais plus tôt : si le destin nous en laisse le temps, nous saurons peser dans la balance.

Respectueusement,

Isawa Tadaka.
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MessageSujet: Re: [L5R] campagne lacenaire : les invasions barbares..   Mer 26 Mar - 15:49



C'est parlant, non? Bon, ce n'est pas le résumé dont je suis le plus fier, mais tant pis Embarassed Embarassed
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MessageSujet: Re: [L5R] campagne lacenaire : les invasions barbares..   Mer 26 Mar - 15:50

De Kenkichi Chomei – vassal estimé de la Maison Doji, préposé aux Clans mineurs, sabreur des dojos Daidoji et Yoritomo et humble diplomate –

A ces nobles seigneurs,

Si jamais je devais m’exprimer sur le sujet, je trouve les choix de Kistu Motso-sama étonnants. Que je sois aujourd’hui, à cette heure, à vous écrire tient de l’étrange. Aux yeux des puissants je ne mérite qu’une maigre attention. Mon rôle au sein du Clan de la Grue, au mieux, est obscur. C’est pourtant ma charge de vous en faire un portrait, le plus proche possible de la réalité. Je m’acquitte avec joie de cette tâche, puisqu’elle ne peut que servir un avenir meilleur. Pour remplir au mieux mes fonctions, je laisserais de côté mes idéaux et mes aspirations de samouraï.
N’en déplaise aux âmes sensibles : rien ne sera tu.

Pas même la gloire de la Maison Doji. Les Kakita à ses côtés, cette noble Famille, presque une institution, est au sommet de sa puissance. Si l’ombre a frappé à leur porte, comme pour tout le reste de Rokugan, les Doji ont depuis longtemps appris à tirer le meilleur profit des évènements. Une fois les crises essuyées – le départ d’un héros, Satsume-sama, la défection des Daidoji, l’exil de Kakita Yoshi, la plénitude de l’ombre rampante, l’extinction de la dynastie Hantei –, alors que plus rien ne semblait bon en l’Empire, les Doji ont appliqué cet art dans lequel ils excellent : le profit. La dynastie sur laquelle reposait toute leur puissance, disparue ? Qu’importe : le pouvoir et l’influence se trouvent ailleurs. Il suffit d’aller la chercher, de profiter des derniers relents d’une gloire passée. Une première raison à ces multiples expéditions diplomatiques, qu’évoquait le yama-bushi Satsume. Si des siècles de faveurs n’avaient plus de valeur réelle, eh bien nos greniers en avaient encore. C’est sur cette base que les meilleurs courtisans de la Famille Doji ont reconstituée, en moins de deux années, leur influence d’antan. S’il manquait à la Maison Kakita une direction ferme, la faute au départ de Yoshi-sama, les Doji ne manquèrent pas de champions et de yojimbos. Nous avons appris, grâce à l’ombre pernicieuse, à ne plus nous reposer sur nos acquis, à ouvrir nos esprits aux petits et aux insignifiants. De nombreux épéistes, tous vassaux au Clan, se sont présentés pour nous escorter lors de ces voyages. Tandis que les plus illustres de leurs seigneurs se cherchaient un Daïmyo. Pour une fois dans la longue histoire de Rokugan, le Champion d’Emeraude ne venait pas de nos rangs. Nous le partagions parfois avec des Akodo, mais rarement autrui. Aujourd’hui c’est un Tonbo – surprenant de nature, donc – qui officie en qualité de Champion de l’Empereur. Un shugenja, qui plus est. Qu’importe, aux Doji. Ils ont préféré marcher main dans la main avec cet épatant Champion d’Emeraude, reconstruire à son côté plutôt que de le bouder. L’ombre nous a arraché notre morgue, voyez-vous.
Je pourrais décliner cette nouvelle vision, ces méthodes neuves, encore et encore, jusqu’à vous y faire passer le jour puis la nuit. Notre influence est à l’égal d’avant cette épouvantable guerre. Notre motivation a conquit les cœurs et emporté l’adhésion de tout l’Empire. La bénédiction de Miya est venue après nous, après que nos charpentiers aient démolis les ruines et dessiné les fondations du nouveau Rokugan. Nous avons dépensé sans compter, ravivé le feu des vieilles amitiés et sortis de l’oubli de nombreuses maisons vassales, tous Clans confondus. Et parce que nous sommes enfin en paix avec le Clan du Lion, notre effort n’a pas été entravé. Pensez-vous, nous ne sommes en guerre avec personne ! Une seule impulsion, d’ampleur, a aidé Rokugan a relever la tête. Si dans notre ombre venaient les Bayushi, c’est impossible à nier, tant mieux. Cette compétition, très amicale, a consolidé l’effort des administrations et provoqué des enchères intéressantes. Par souci de faire mieux que son rival, des villages puis des villes sont revenus à la vie. Comprenez-vous maintenant pourquoi, et surtout comment, la Maison Doji n’a pas perdu en statut ? Nos détracteurs disaient de nous que nous ne tenions qu’à la grâce des Hantei, ou aux traditions millénaires. La preuve du contraire est faite ; des pupilles de tout l’Empire nous arrivent, chaque jour, afin d’étudier parmi les nôtres ; nos greniers sont toujours garnis, et nos champs fertiles ; on se tourne vers nous, à Tsuma, pour appuyer une requête, comme avant.
Néanmoins tout n’est pas brillant, de ce côté-ci du nord. A commencer par le seigneur Doji, Kunawan-sama. Des deux fils de Doji Satsume-sama, Kunawan est le plus original. Elève des dojos Akodo, Hida et Daidoji, c’est un esprit brillant. Mais qui, si vous le permettez, attend qu’on vienne tout à fait le forger. Avant la mort de son frère, avéré post-mortem un traître aux Hantei et à l’Empire, il avait déjà été gravement blessé aux jambes. Asako Oyo lui a, à son tour, brisé les deux. Nous savons qu’il pleure encore, loin des regards, sa fiancée. Et maudit toujours celui qu’il tient responsable pour sa mort : un Matsu dont je tairais par respect le nom, frère de la Dame Tsuko et oncle de l’actuel seigneur, Matsu Nimuro-sama. Aux yeux du conseil d’ancien, Kunawan-sama ne répond pas aux exigences du Clan dont il est le Champion attitré. D’abord il n’a pas prit épouse, ni n’a de descendance. Ensuite c’est un guerrier disparate, aux accointances douteuses : Hida, Akodo et Daidoji. Son esprit, légèrement belliqueux, ne s’adapte pas aux temps nouveaux. Si Kunawan-sama n’édicte pas trop, ses décisions dérangent les plus traditionalistes. Mais trêve de ragots, quand bien même il s’agisse de faits, passons aux nouvelles modes marchandes. Encore un changement dont les vassaux de la Maison Doji sont friands. Nombreux sont les négociants chapeautés par ceux-ci. Les courtisans les plus expérimentés, bien qu’éloignés de la noble lignée, ont décelé dans ce parrainage d’avant-garde un atout de poids. L’économie, ses circonvolutions et ses changements, est une arme exceptionnelle. Si le sommet de la Maison, constitué de traditionalistes, regarde cet échange d’un œil soupçonneux, il sait reconnaître l’intérêt de la chose. Comme vous pouvez le constater, les difficultés de la Maison Doji sont minimes, en comparaison des Lions ou des Phénix. C’est pourquoi nous restons vigilants et prêts à contenir tout embrasement. C’était le plein rôle des Miya, mais depuis que la Luciole a prit le pouvoir, les rôles ont été chamboulés.

C’est là-dessus que j’en viens à la Maison Kakita, et ça n’est pas un hasard. Ils sont nombreux, ceux qui pensent que les Kakita sont l’outil de prédilection des Doji. Ces artistes, au sens le plus extrême, constituent un vivier sans fin pour la Famille dirigeante. Pensez-vous, il n’y a pas meilleurs artisans dans tout l’Empire ! Ni duellistes plus mortels, ce qui, aux yeux des Kakita, revient au même. L’appui d’un membre de la Maison est une faveur que négocient d’arrache-pied les courtisans de tous les autres Clans. Jusqu’à présent la Famille Doji savait offrir à ses meilleurs alliés le soutien des Kakita, pour le bien de toute la Grue – de quoi donner de la matière à nos détracteurs. La vérité est plus complexe que cela. Souvenons-nous que Dame Doji-no-kami épousa le premier Kakita, liant ainsi à jamais les deux Maisons. Rappelons-nous que sans Kakita, son épouse n’aurait participé que de loin aux affaires de l’Empire. Et tenons-le pour vrai, sans Doji-no-kami, le sabreur de légende aurait été célébré en qualité de premier Champion d’Emeraude, voilà tout. Les deux lignées sont indissociables, mais ont su chacune sauvegarder leur identité. Là où de mauvaises langues voient un simple « outil », les vassaux contemplent la plus belle osmose. C’est l’effort combiné de ces vieux alliés qui a mené tout le Clan de la Grue à sa proéminence.
En ces heures nouvelles, il en va toujours de même. Si la Maison Doji a tourné son attention vers d’autres moyens, c’est avec l’appui des Kakita. Eux aussi, dans une moindre mesure, se sont adaptés aux exigences d’une dynastie nouvelle. Quand il a fallut récompenser des alliés, et que la seule nourriture ne suffisait pas, l’illustre académie Kakita a ouvert ses portes. S’ils ne sont pas encore des légions, de nombreux élèves d’autres Clans profitent désormais de ses enseignements. Certains courtisans Doji en profitent grandement : il leur suffit de faire miroiter cette ouverture pour que, hop, leurs exigences soient reconsidérées. Même pas besoin de conclure dans l’immédiat la promesse ainsi faite. C’est sans compter tous les avantages qu’il y a à accueillir un artiste Kakita à sa cour. Leur réputation transcende les frontières et les us. Pour peu que l’artisan ainsi dépêché parte en compagnie d’un ou d’une élève, à marier de préférence… Vous voyez où je veux en venir. Toute la gloire de la Maison Doji n’est qu’un mur de fumée : si on y regarde à deux fois, la Maison Kakita a de nombreux amis, tous très puissants. Les diplomates ouvrent la brèche, les artistes en profitent et nouent des liens durables. Nos détracteurs s’attachent toujours à ridiculiser les Doji, pendant que les Kakita récoltent les fruits les plus proches du sol, loin des regards hostiles. Hormis cette ouverture nouvelle, rien à signaler ! Comme tous les habitants de Rokugan, les Kakita ont faits face quand est venue l’ombre. Eux aussi ont été floués, manipulés, par ses pions. La guerre les a frappé de plein fouet, mais ils se sont relevés. Il n’y a pas de vraie gloire là-dedans, juste la détermination du samouraï. L’élan des Doji a permit aux Kakita de se redresser aussitôt la tempête essuyée, ceci dit.
Il faut bien avouer qu’au sortir de la guerre, la Maison manquait cruellement de dirigeant. Yoshi-sama se retirait, enfin en paix, au côté de son épouse, No Yatoshin Kaoki-no-kami, laissant la Famille aux bons soins de son frère, Toshimoko. Qui laissa à son tour la responsabilité à son fils illégitime, Seppun Toshiken ! Trop jeune, inexpérimenté, celui-ci fut proprement, et très légalement, évincé par le conseil des anciens, en attendant que le prodige grandisse et réalise son plein potentiel. Depuis moins d’un an, très officieusement, un sabreur de grande qualité tient les rênes de la Maison : Kakita Noritoshi. Contrairement à ses prédécesseurs, ce duelliste parle peu. Son langage est, au mieux, chaste. Il est pourtant d’une intelligence fine et sa connaissance du Shinseisme semble sans limite. Noritoshi a été admis au dojo des Kenshinzen, les plus redoutables sabreurs de Rokugan, où il a fait honneur à ses ancêtres. Sa compréhension des choses du monde est aigue, très incisive – on ne le laisse que rarement s’exprimer en public. Lui-même préfère diriger depuis l’ombre des paravents, laissant la cour à des artistes et des diplomates. Son avis est écouté, ses ordres exécutés, même s’il n’apparaît que rarement. Cette nouvelle façon de conduire la Maison surprend ses interlocuteurs, qui auront bien du mal à s’y faire. Une façon de plus de déstabiliser nos rivaux, si vous voulez mon avis. Et encore une preuve de notre adaptabilité.
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MessageSujet: Re: [L5R] campagne lacenaire : les invasions barbares..   Mer 26 Mar - 16:08

J'adore le clan de la Grue et j'aime beaucoup cette nouvelle politique :lgift:
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MessageSujet: Re: [L5R] campagne lacenaire : les invasions barbares..   Jeu 27 Mar - 1:16

honte a moi je n'ai pas encore lu les phenix ni les grues.

Bon par contre tu n'as pas mis de visuel pour les phenix alors j'en met un petit beau et musclé pour incité les vierges du clan a se marier lol!



bon et puisque tu fais dans le facile visuel poussiereux du clan de la Grue je met un truc un peu plus sexy pour l'image du clan c'est mieux Smile

[img]

bon j'attend le Scorpion pour mettre la lingerie :mdrbis:

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MessageSujet: Re: [L5R] campagne lacenaire : les invasions barbares..   Jeu 27 Mar - 1:28

fablyrr a écrit:
bon j'attend le Scorpion pour mettre la lingerie :mdrbis:

Les bons vieux clichés de la femme scorpion tiennent encore lol!
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MessageSujet: Re: [L5R] campagne lacenaire : les invasions barbares..   Jeu 27 Mar - 14:34

Bah, écoutez, je cherchais un "print" pour Noritoshi, bah je crois que je l'ai trouvé. Merci, Admin' cheers
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MessageSujet: Re: [L5R] campagne lacenaire : les invasions barbares..   Jeu 27 Mar - 14:53

ayé tout lu !!! très intéressant .
on se demande ou Chomei a trouver son statut de "humble" franchement cette mode du humble c'est nul lol!

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MessageSujet: Re: [L5R] campagne lacenaire : les invasions barbares..   Jeu 27 Mar - 15:10

Hehe, va savoir Cool
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MessageSujet: Re: [L5R] campagne lacenaire : les invasions barbares..   Lun 31 Mar - 8:58

Adaptabilité, qualité première des vassaux de la Maison Daidoji. A l’ombre des Doji et des Kakita, ces guerriers silencieux s’assurent toujours que le Clan est en sûreté. Ils constituent la Famille la plus hétéroclite de la Grue : lanciers, sabreurs, stratèges et yojimbos forment le gros des lames-liges Daidoji. Leurs tâches sont nombreuses : escorter des ambassades, patrouiller, commercer et glaner des informations, entre autres. Il paraît donc normal que, sans piper mot, les Daidoji suivent la nouvelle donne. Du moins en apparence.
Il faut bien l’avouer, cette Maison est plus complexe qu’il n’y paraît. A commencer par leur discrétion ; ils sont rares, les Daidoji que le reste de l’Empire considère comme des héros. Doji Koro-sama, son ancêtre Masashigi-no-kami, et le fondateur de la lignée. Des individus de la trempe de Kagehisa-sama et Uji-sama sont célèbres, à n’en pas douter. Mais quels sont leurs mérites ? Tous deux descendent la branche originelle de la Maison, voilà tout. Personne ne nie les qualités dont ils font preuve, mais aucun fait digne d’être chanté ne leur est attribué. Si la Famille en elle-même a une bonne réputation – surtout chez les Akodo, les Hida et les Shinjo – ce n’est pas le fait d’actes exceptionnels, mais d’une dévotion sans faille. Ainsi, le regard d’un étranger glisse sur eux comme de l’eau sur de la porcelaine. Surtout si dans la place, au même instant, un diplomate Doji prend la parole. Ou qu’un épéiste Kakita démontre ses talents à la cour rassemblée. Ceux qui ont étudié auprès des Daidoji savent que toute la Maison est en perpétuelle ébullition. Il s’agit de protéger deux des plus puissantes Familles de Rokugan – et leurs ennemis sont nombreux. En s’effaçant de cette manière, en gommant au mieux les aspérités, les Daidoji s’assurent une tranquillité dont rêvent encore les Bayushi. Ils s’acquittent des postes sans gloire, mais cruciaux, tandis que leurs vassaux les plus discrets n’hésitent pas à faire taire les serviteurs trop curieux. S’ils rechignent à employer des méthodes extrêmes, les Daidoji connaissent le prix du devoir, et agissent en conséquence. Ils préservent de cette façon l’honneur de leurs supérieurs – à la mode Bayushi si nécessaire.
Tout cela a des conséquences, de bien entendu. La Maison vit sur la brèche, pour ainsi dire. Sa survie passe par des expédients que ne renierait pas un alchimiste Agasha. Les grands esprits Daidoji sont sans cesse en mouvement. Des groupes échangent leurs idées, loin des oreilles indiscrètes, partagent leurs expérimentations. Qu’importe le sujet : sabre, art de la guerre, protection, sabotage, tout passe en revue. La Famille multiplie les initiatives, très ponctuelles et localisées, sur l’impulsion d’un ancien convaincu, observe et tire des conclusions. Comparons un instant les Daidoji à un forgeron au travail. Disons qu’il façonne la lame d’une longue lance. Il martèle nuit et jour, ce forgeron, le métal. Si le résultat ne lui convient pas, il jette aux rebuts son œuvre. Sinon il en admire le résultat, parfois une heure, souvent moins, avant de remiser la lame avec d’autres. Puis se remet à ses pinces, recommence et cherche de nouvelles façons de faire. Vous le constatez certainement : ce n’est pas une tâche à laquelle on s’adonne parcimonieusement. Plus qu’une vocation, c’est un sacerdoce que de servir la Maison Daidoji. Se perfectionner, toujours, dans ce qu’on fait. Il s’agit d’une doctrine de samouraï, voyez-vous, mais que beaucoup de nobles restreignent à un ou deux domaines. Pour les Daidoji tous les domaines sont éligibles à l’apprentissage. Au risque de trop se diversifier, de trop s’étaler, la Famille poursuit sa formation.
Il y a néanmoins comme un vent de révolte, au sein de la Maison. Prenons le temps de dédramatiser cette annonce, sans lui ôter toute sa gravité. Certes, les Kakita et les Doji, parce que les temps le demandaient, ont évolué, changé de tactique sans modifier leur stratégie. Ils ont emporté avec eux ces vassaux exceptionnels, sans forcément prendre en considération ce que pouvait signifier pour eux cette direction nouvelle. Ils ont été consultés, bien évidemment, mais sans vraiment être entendus. Les Daidoji pratiquent leurs arts depuis près de dix siècles, et voilà qu’il leur faut s’adapter plus que de raison – de façon trop brusque, trop imprévisible. Comme la plupart des Familles vassales, ils n’ont pas été remerciés pour leurs efforts durant la guerre contre l’ombre. Et voilà qu’on imprime sur ce qui constitue leur essence – une dévotion innovante – de plus grands changements que sous le bref règne de l’innommable, dans l’urgence. Ils redoublent d’effort, réfléchissent et partagent leurs réflexions, jour et nuit, ignorant quelle sera la prochaine surprise que leur réservent Kakita et Doji. S’ils s’en cachent, par pur mépris pour ce genre de sentiments, leur ressentiment et leur incompréhension gagnent les plus bas des vassaux. Personne ne s’explique vraiment ce vague sentiment – une nouveauté, pour la plupart – de mépris. L’agacement dont il est question est une larve, à l’heure qu’il est. Il est à surveiller, comme le fait Daidoji Kagehisa-sama, mais nullement à extirper de sitôt : l’avenir n’a pas porté tous ses fruits.
C’est donc naturellement que je pointerai du doigt une seconde difficulté qui, couplée à la première, peut s’avérer désastreuse : la défection du seigneur précédent, Uji-sama. Comme précédemment dit, ce fier guerrier a rejoint – d’abord faussement, dans le but de l’espionner – le Clan du Crabe. Ont suivis sa bannière de nombreuses Maisons vassales, réduisant dans le mouvement les effectifs de ceux fidèles au Clan de la Grue. L’époque étant à la paix, des compromis ont été trouvés, des échanges et des accords conclus. Mais il n’en reste pas moins que les Daidoji restent fragilisés ; le prêt de mille sabres Hida n’y changera rien, la Maison souffre dans ses rangs, dans ses efforts pour la protection de tout le Clan. Pour le moment la pénurie de yoijimbos et d’informateurs n’est trop pesante, mais viendra un temps où manqueront la compétence, ou le nombre, peut-être même les deux.

Comment, après cela, en venir aux pacifiques Asahina ?
Eh bien, justement, pour signaler que ces soigneurs, shugenja doux et contemplatifs, sont sortis de leur réserve. Du moins pour certains. Cela a commencé avec le sort terrifiant, qui traversait le ciel de Rokugan, lancé par les Kitsu pour venir en aide aux Hida. La Maison, au sud de l’Empire, à portée de baliste des provinces du Clan du Crabe, a assisté, impuissante, au passage de cette tempête fantastique, constituée d’Eau, de Feu, de Terre et d’Air. L’ampleur de leur faute frappa de plein fouet Asahina Tomoe-sama, leur seigneur. Si le sort devait ravager des hordes de l’Outremonde, qu’en serait-il si un jour une telle incantation visait le Clan de la Grue ? Les Asahina resteraient-ils ainsi, à prêcher pour la paix sans jamais sauvegarder que la leur ? On peut deviner que pour ces gens feutrés, le choc fut terrible. D’abord il ne se passa rien. Puis, au détour de leur ancienne bibliothèque, un dénommé Sekawa-san, le plus doux d’entre eux, émit l’idée d’apprendre à combattre. Autrement que par parchemins interposés. Ses anciens le considérèrent d’un œil dubitatif, même pas amusé.
Le lendemain matin, dans cette cour feutrée, Sekawa-san s’entraînait à courir, sauter, plonger, faisant fi des graviers qui lui écorchaient les coudes. En cinq siècles, pour la première fois, du sang souillait Kyuden Asahina. Le surlendemain des camarades de Sekawa-san le visitaient à l’heure de ses exercices, inquiets. Une moitié le rejoignait, l’autre pressait les sensei de mettre un terme à cette folie. On convoqua Sekawa-san, on continua de le questionner. Il répondait, toujours aussi posément, sans faillir. Il avoua exprimer, par ces exercices physiques, toute son impuissance et la tourner vers de bien meilleurs usages. Ainsi, conclut-il, si jamais les leurs étaient menacés, et que la seule magie ne pouvait les sauver, il se dresserait un dernier rempart, aussi léger fut-il. Assez peu convaincus, les anciens renvoyèrent Sekawa-san à ses exercices, si le cœur lui en prenait. Ils exigeaient juste en échange que le jeune samouraï médite au moins autant qu’il s’épuisait. Chez les Asahina la méditation est le remède à tous les maux – les sensei grisonnants n’auraient pas pu prendre meilleure décision. L’effort de l’esprit, son flottement concentré, couplé aux rigueurs de l’exercice, finirent de dessiner une nouvelle technique. Un embryon de kata, un début de voie. Un mois après le début de sa quête, Sekawa-san s’entraînait au maniement du bâton, du jiujutsu. Il fut de nouveau convoqué, sommé de s’expliquer. Des armes, à Kyuden Asahina, quelle idée ! Une hérésie dont il devait répondre. Plutôt que de laisser tous ses frères d’entraînement souffrir pour son initiative, le shugenja accepta la pleine responsabilité de ses actes. Mais, ajoutait-il à la fin de l’entretien, alors qu’il écopait des pires travaux de la citadelle ouverte, il faudrait aussi punir ses futurs élèves. Et ceux à venir en sus de la première vague. Les anciens virent rouge, eurent recours à leurs techniques secrètes de respiration pour ne pas, sur l’instant, étouffer l’insolant avec ses propres inspirations. On le congédia, on le mit sous verrou. Ses compagnons poursuivirent leurs exercices au bâton. L’affaire aurait pu très mal tourner : voilà les Asahina face à une sédition, sans moyen d’y mettre un terme. Clore l’affaire comme dans une autre Maison signifiait en briser les règles fondamentales, sa raison d’être. Il aurait fallut châtier tous ces gens, peut-être même exécuter Sekawa-san.
De fait, on lui rendit sa liberté. Sans aucun doute prévoyait-on, à l’hiver prochain, de l’éloigner le plus possible, d’étouffer dans l’œuf cette étrangeté, cette hérésie. D’ici là Sekawa-san développa sa technique, en enseigna les balbutiements à ses élèves… pas loin d’un bon demi millier, maintenant ! Il s’exerçait, autant par nécessité que par respect des sensei, en dehors de Kyuden Asahina. Ses gens apprenaient vite, au moins aussi vite que lui-même, le pionner. Une année après le passage de la tempête, Asahina Sekawa-san entrait à Kyuden Asahina escorté des premiers yama-bushis du Clan de la Grue. Les premiers guerriers de la Maison Asahina. Peut-être sont-ils l’avenir d’une Famille sinon anecdotique ? Peut-être même constituent-ils la meilleure force de paix de l’Empire, malgré sa taille réduite ? Leur résistance acharnée, malgré tout posée et réfléchie, lors de l’incarnation de l’ombre rampante, a été exemplaire. Inutile, comme partout ailleurs, mais remarquable d’abnégation et de compétence. Depuis les anciens se sont rangés à l’avis de Sekawa-san, et ont accepté qu’on forme dans les murs de Kyuden Asahina des yama-bushis. Ces derniers reçoivent d’ailleurs régulièrement des moines de l’ordre d’Osano-wo, avec qui ils partagent expériences et savoirs. Leurs rangs, puisqu’il s’agit d’un enseignement croisé avec les dojos des Asahina, sont toujours pleins. Bientôt, si l’on en croit les fervents de Sekawa-san, la majeure partie de la Maison sera constituée de yama-bushis. En soit c’est un changement majeur, qui n’a pas de rapport aux métamorphoses générales du Clan de la Grue. Sinon la Famille Asahina est telle que vous devez vous l’imaginer maintenant : calme, en retraite et effacée.
Mais c’est bien une nouvelle époque.

Epoque, d’ailleurs, de tous les défis. Le Clan de la Grue sait, malgré les injonctions de Doji Kunawan-sama, qu’elle ne doit sa survie qu’aux alliances. Or une nouvelle dynastie amène son lot d’inconnus. Les schémas de nos diplomates sont, plus que jamais, incertains. Avec un voisin à l’est qui s’enfonce dans une inévitable guerre civile, un au nord qui demande à retrouver sa gloire d’antan et un autre qui s’éveille enfin, la donne est périlleuse. Si tout Rokugan nous est reconnaissant, il en va de même pour chaque Clan ou presque. Il y a un terreau nouveau, un jardinier nouvellement embauché en la place. Tout le monde se tourne vers l’avenir, circonspect – et le Clan de la Grue ne déroge pas à cette règle.

Vôtre,

Kenkichi Chomei, vassal de la Maison Doji.
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MessageSujet: Re: [L5R] campagne lacenaire : les invasions barbares..   Lun 31 Mar - 14:00

Suite à cette lecture je me dois d'ajouter quelquechose, qui me semble logique et qui restera a valider par mj-sama Smile :

Après trois heures de méditation il avait pris sa décision. De retour dans son humble demeure il en parla à son épouse. La nouvelle ne lui plu pas dans un premier temps. Elle voyait déjà le samourai reprendre les chemins de la bataille. La discussion fut longue et dura jusqu'à tard dans la nuit. Enfin de compte elle accepta comprenant que la retraite ne pouvait entraver l'honneur. Il alla embrassé ses enfants, et à l'aube il pris sn poney pour rejoindre le point civilisé le plus proche pour faire parvenir sa lettre qu'il avait pris le temps décrire en fin de nuit, a destination de Kagehisa. Le messagé pris le pli, son poney et parti au petit trop...

"
Lance découverte
Mon école de l'aile d'acier
Honneur et exemple


Cher Kagehisa San,
Malgré ma retraite j'ai reçu des rumeurs qui ne me sont guères plainsantes. L'humble samurai retiré que je suis a reçu comme le bruit d'un gong dans son honneur en entendant parler de la famille Daidoji. Je vous rassure je ne compte ni quémander un statut, ni quoi que ce soit d'autre qu'une petite place une fois par an. En effet, il m'est apparu que les dojos de mon école avaient apporté une once de droiture et de devoir à notre clan. C'est pour cela que je sollicite votre bienveillance a accepter que je vienne une fois l'année enseigner pendant deux semaine dans un dojo qui vous conviendra. J'espère ainsi apporter une nouvelle pierre au barrage de l'honneur de toutes ces pierres qui semble t il s'émoussent au fond du cour d'eau qu'est le temps. J'espère que l'image que les gens se font de ma personne apportera un peu de dévouement aux jeunes samurai temporairement égarés dans leur droiture."



Doji Koro reparti d'un meme mouvement chez lui en attendant la réponse de Kagehisa. galop

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MessageSujet: Re: [L5R] campagne lacenaire : les invasions barbares..   Lun 31 Mar - 14:27

... deux jours plus tard, alors que le soleil dessine timidement l'horizon, arrive à la demeure du héros un cavalier. Son étendart est d'un bleu éclatant, à l'instar de son armure. Il met pied à terre, s'ageunouille devant le très noble Doji Koro, lui tend un parchemin.
Sous ses sandales le dernier givre de cet hiver crisse.

"A Doji Koro-sama, héros vénéré, moi, Daidoji Kagehisa, seigneur de la Maison Daidoji, adresse mes salutations distinguées.

Messire,

Je ne sais par où commencer. Sachez seulement, si vous ne deviez retenir qu'une chose: votre proposition est des plus gratifiante, à mon égard et à celui de ma Famille. D'autant plus que j'ai appris il y a peu que votre digne école, l'Aile d'Acier, avait été considérée par les autorités de Tsuma.
C'est donc très naturellement que j'accepte votre aide. Il se pourrait que le conseil des anciens s'oppose à votre venue - je saurais les convaincre du bien fondé de votre proposition. Un héros pour rappeler à nos étudiants leur devoir... comment refuser cela?

Je suis votre débiteur et votre plus fervent admirateur.

Daidoji Kagehisa et son acolyte, Sama."
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MessageSujet: Re: [L5R] campagne lacenaire : les invasions barbares..   Lun 31 Mar - 14:46

sam

:domo:

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MessageSujet: Re: [L5R] campagne lacenaire : les invasions barbares..   Mar 1 Avr - 10:49

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MessageSujet: Re: [L5R] campagne lacenaire : les invasions barbares..   Mar 1 Avr - 11:39

pandore a écrit:
Lu! et approuvé...
restent les Scorpions

Qui sont en cour de rédaction, avec une "mini surprise", que j'espère de taille Wink
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MessageSujet: Re: [L5R] campagne lacenaire : les invasions barbares..   Mar 1 Avr - 12:05

J'adore la lettre de Fablyrr ou comment mettre la pression tout en gardant les formes courtoises :domo:
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MessageSujet: Re: [L5R] campagne lacenaire : les invasions barbares..   Mar 1 Avr - 12:10

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MessageSujet: Re: [L5R] campagne lacenaire : les invasions barbares..   Mar 15 Avr - 18:18

Dès Lundi rpochain, annonce: le Scorpion et la Montagne ! cheers
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MessageSujet: Re: [L5R] campagne lacenaire : les invasions barbares..   Mar 15 Avr - 20:17

ca fait un peu titre de conte pour enfant Smile

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MessageSujet: Re: [L5R] campagne lacenaire : les invasions barbares..   Lun 21 Avr - 14:03

Le scorpion ! Je laisse le soin à notre admnin' le soin de poster une image, j'ai des soucis de serveur Suspect


De Bayushi Shoju – maître des secrets, seigneur de la Maison Bayushi et maître du style Bayushi-no-kami –

Aux trois piliers de l’Empire,

Mes alliés, puisqu’il est convenu que nous le soyons, j’imagine déjà votre surprise. A en croire la lettre interceptée par les Shosuro, Kitsu Motso pensait sincèrement que « l’invisible » accepterait de rédiger le précis sur notre Clan. Une utopie, qu’on se le dise. Hiroaki Tasu ne se pliera jamais à cet exercice périlleux : il sait que sa pensée est précieuse, trop pour la soustraire à ses devoirs, quelque soit la raison invoquée. Je me permets donc de répondre à sa place. Qui de mieux pour évoquer le Clan des ombres que son Champion ? Surtout que nos relations sont, au pire, cordiales. N’allez pas croire que l’amitié, si on peut nommer cela ainsi, motive seule mon geste. Je vous fournis, avec ces écrits, des armes pour l’avenir. Il est d’ailleurs étonnant que vos précédents interlocuteurs en fassent peu de cas. Ils vont ont servis, sans détour, un savoir dangereux. Juste pour m’en amuser davantage, je les imiterais. Et si je porte un masque, mes connaissances – elles – sont vraies.

Passons sans tarder à ma Maison, les Bayushi.
C’est assez rare pour que je vous le signale : nous sommes en avant, ces derniers temps. Bien devant les Akodo et les Matsu, ou encore les Shinjo. Concernant ces derniers, la résurgence des Moto et la guerre des Traverses expliquent en partie leur retrait. Les deux premiers se sont tournés l’un vers l’autre, crocs dénudés – facile, alors, de les supplanter. Devant nous – nous évoluons dans leur ombre – les Kakita et les Doji mènent la danse, sans pour autant nous dissimuler. Les samouraïs du Clan de la Grue savent faire jouer la lumière, juste ce qu’il faut pour que nos courtisans et nos sabreurs soient visibles, mais pas de trop. Comme vous vous en doutez, la scène est bouillonnante ; sa configuration permet peu d’improvisation, nous jouons serrés, épaule contre épaule. Nous ne nous tirons pas dans les pattes, cependant. Le Scorpion en possède pourtant huit, et la Grue deux. La faire choir ne serait pas aisé, mais reste possible. Qu’y gagnerait-on, si ce ne sont carnages et instabilité ? Rassurez-vous : ces deux résultats ne sont pas à l’ordre du jour. Ceci dit, comme je l’avouais plus tôt, toute cette lumière n’est pas dans nos habitudes. Jusqu’à présent la discrétion était notre lot. Ho, oui, l’histoire recense des périodes durant lesquelles la Maison Bayushi dominait la scène politique. Fouillez bien vos archives : aucun de ces épisodes ne ressemble à ces jours nouveaux.
A commencer par la disparition des Hantei, dont j’ai été en partie l’instigateur, et surtout l’instrument. Je peux aujourd’hui le dire à voix haute sans risquer de guerre ouverte : c’est à la pointe de mon sabre qu’est décédé Hantei XXXVIII, au cœur de Shiro Hida, alors habitée par le spectre d’un « digne » Kakita, souillé par l’Outremonde. Oui, je me penche sur les nouveautés : comment, sinon, définir le rôle qui est le nôtre ? Une dynastie neuve règne, tout est chamboulé. Le pacte qui liait les Clans majeurs à leur dirigeant n’est plus. Hantei nous avait mandaté pour salir nos mains au nom de Rokugan. Voilà sa descendance éteinte, nos vœux brisés. Et pourtant nous suivons la Luciole et son administration. A ce seul titre, s’il fallait n’en choisir qu’un, saluons le Shogun et le Champion d’Emeraude. Ils ont été d’une grande aide pour « rafistoler » l’Empire, alors qu’il fallait poser une paire de fesse sur le trône de Rokugan. Ils ont aidé la transition et forcé les Champions de Clan à travailler de concert, sous cette nouvelle autorité. A laquelle ils n’étaient pas liés par obligation, rappelons-le. Difficile, pour le Clan du Scorpion et donc la Maison Bayushi, de se faire à cette donne. Nos mandats, notre habitude des ténèbres, surtout que l’ombre alors s’incarnait, étaient balayés par le doute. Nous avions offert notre honneur et notre vie à Shinsei et Hantei, dans l’espoir de sauvegarder ceux de tout l’Empire. Le petit prophète est parti depuis longtemps ; Hantei était le pire traître de l’histoire de Rokugan. Que faire, alors ?
Comme tous les autres, nous avons continué notre bonhomme de chemin. Voilà tout. Quand se sont dispersés les diplomates de la Maison Doji, nous avons tété leur talon, nous avons marché dans leur ombre. Que les kimonos bleus ne fassent pas main basse sur tout Rokugan, au détriment des autres Clans, et – surtout – de l’Empire. Pour cela il nous fallait lutter un peu, y laisser un dard ou deux. Tant mieux ! Ainsi nous occulterions nos forces, sous un verni de faiblesse. Hélas les choses allèrent de mal en pis, du côté du Clan du Lion. Et Shinjo Yokatsu s’enlisait dans la guerre des Traverses. Délicat, alors, de se glisser dans les ombres. C’est donc sans enthousiasme que la Maison Bayushi a pleinement accepté ce rôle nouveau. Nous constituons la façade du Clan du Scorpion, allant et venant, distribuant des faveurs et en recevant plus que son compte. Si le reste de Rokugan n’est pas prompt à nous offrir sa confiance, il nous craint moins qu’avant la guerre contre l’ombre. L’éclairage dont nous sommes victime rassure les dignitaires ; avons-nous encore quelque chose à cacher, franchement ? C’est une idée stupide, à laquelle les samouraïs mal avertis adhèrent en masse.
Mais je pense que vous cernez maintenant l’idée, messires. Il est temps d’évoquer nos problèmes. Ou, du moins, nos soucis du passé. A savoir les fidèles aux Hantei. Comme vous le savez, alors que l’ombre s’incarnait, le conseil des anciens de la Famille m’enlevait, pour me remplacer par un acteur d’excellence. Sans l’intervention de deux héros j’aurais fini dans une douve, la gorge tranchée. Et le Clan du Scorpion aurait basculé dans un conflit vain, dont l’objectif frisait le ridicule : restaurer la dynastie éteinte. Cette guerre futile condamnait tout le Clan. Depuis le conseil a été nettoyé ; toute sédition doit avoir une fin. Ces vassaux aux idées passéistes sont retournés à des vœux plus pieux, au sein de monastères choisis avec soin. De ce côté-ci aucune inquiétude à avoir : nous les surveillerons jusqu’à leur dernier souffle. Toute une branche des Toyotomi, hommes-liges de la Maison Shosuro, s’occupe de traquer les derniers fidèles des Hantei, dans nos rangs. Force est de croire qu’il en reste de moins en moins ; déjà cent six cols ont été tranchés, dans cette affaire. Le Bosquet des Traîtres ne mérite pas qu’on le souille avec ces malfrats. Espérons seulement que ces exécutions sommaires, doublées d’enquêtes et de contre-enquêtes, ne soulèvent pas un mécontentement parmi nos vassaux. Si la nécessité de cette opération n’est pas remise en cause, les méthodes peuvent choquer n’importe quel Hida. L’avenir nous dira si c’est folie ou raison qui nous dicte cette attitude à l’égard des fidèles.
Permettez que j’évoque pour conclure le dénommé « Bayushi Atsuki », que certains connaissent sous le nom de « Shosuro Furuyari ». A lui seul ce génie synthétise mon discours. C’est un réchappé de notre passé, d’avant la guerre contre l’innommable. L’intelligence voudrait qu’on le rapatrie sur-le-champ à son village ; il y a des décades de cela, l’intelligence nous dictait de l’exécuter. Mais les temps changent. Faire face à un avenir incertain nous oblige à regarder le passé d’un œil neuf. Alors pourquoi ne pas laisser cet individu brillant, mais coupable, faire son bonhomme de chemin ? Sa duperie, ainsi que ses expérimentations, durant la cour d’hiver du Champion d’Emeraude méritaient la mort, ni plus ni moins. Les circonstances en ont décidé autrement. « Atsuki » est définitivement la preuve de ce que j’avance, pour qui sait lire entre les lignes. Il est à la lumière, celle du Shogun, et provient directement d’un passé que le Clan pensait révolu.
Tout n’a pas changé, dans l’Empire.
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MessageSujet: Re: [L5R] campagne lacenaire : les invasions barbares..   Lun 21 Avr - 14:04

Ainsi en va-t-il du côté des Shosuro.
Plus les Bayushi sont exposés, plus les ombres autour de ces vassaux sont épaisses. Notre notoriété, cette détente dans les relations avec les autres Clans, tout cela renforce l’aura mystérieuse de la Maison. Puisque s’adresser à un courtisan Bayushi ne tient plus du suicide, pourquoi approcher les Shosuro ? Autant vous le dire d’emblée : ils ne sont toujours pas aimés. Et ils ne font rien pour contredire cela, bien au contraire. Leur réputation d’empoisonneur ? A croire que leur seigneur, Hametsu, la cultive comme il le fait avec ses pousses venimeuses : soigneusement. Les énigmes qui entourent leur fameuse école de comédie ? De plus en plus profondes. On ne sait plus vraiment quel type de samouraï est formé dans ses murs. Encore une fois, c’est voulu. Certains médisants murmurent, loin de nos oreilles, que c’est là qu’est éduquée une élite, capable d’une magie obscure et démoniaque. D’autres pensent que nos meilleurs assassins reçoivent chez les Shosuro les techniques secrètes de Bayushi-no-kami – l’art de tuer sans en donner l’impression. Enfin, le reste de Rokugan s’interroge, plus ou moins à voix haute. Les Shosuro intriguent davantage depuis la fin de la guerre qu’avant. N’est-ce pas de ses rangs que provient No Yatoshin Kaoki, gardienne de l’Empire estimée, vassale d’exception ? Et le rôle de toute la Maison, durant la guerre, ne fut-il pas essentiel ? Nul ne le sait avec certitude, en dehors de vos seigneuries et d’une poignée d’officiels.
Vous voyez certainement où je veux en venir. Rumeurs et ragots : c’est tout ce que Rokugan a besoin de savoir, concernant les Shosuro. Rassurez-vous : rien chez eux n’a vraiment changé. Leurs compétences, avec cette nouvelle donne, se sont perfectionnées. On ne leur prête qu’une attention diffuse ! Quelle aubaine, ne trouvez-vous pas ? Ne pas en profiter tiendrait du péché. Naturellement la Maison Bayushi s’efforce de fuir la lumière, tandis qu’à l’autre bout de la scène les Shosuro évoluent en toute tranquillité. Le seigneur Hametsu concocte des poisons épatants, tandis que ses espions parcourent l’Empire avec le printemps revenu – ils sont pareils à du pollen. Ils se disséminent aisément, empruntent des identités factices invérifiables. Si l’époque est à une certaine joie, les Shosuro en tirent profit. Les douanes sont relâchées, les magistrats claniques également. Il est aisé de s’introduire chez les puissants et de surveiller les opinions de chacun. Quand la Maison Bayushi s’agite, les Shosuro se mêlent au public. Ils agissent toujours selon nos instructions, sans se chercher un bénéfice. Celui de Rokugan passe avant tout le reste. Ils ne se sont pas arrêtés, comme nous autres et nos anciens, aux Hantei. Ils savent que l’Empire est plus que la somme de son Empereur et de ses grands seigneurs. Si la paix a radouci leurs mœurs, soyez assurés qu’ils veillent et ne manquent pas une occasion d’affirmer la quiétude. Un exemple illustrera à merveille mon propos.
Alors que la guerre des Traverses se prolongeait, il arriva que les cavaliers de Shinjo Yokatsu – par « inadvertance » – violent quelques frontières. Notamment celles des provinces Kitsu et Ikoma. Le Champion du Clan de la Licorne pensait que l’intervention de ses seuls diplomates Ide sauverait la mise. N’était-ce pas pour le plus grand bien de tous ? Heureusement pour nous, des Shosuro en mission déroutèrent certaines patrouilles du Clan du Lion, qui n’eurent pas le malheur de constater les infractions les plus graves. Les Shinjo en furent quittes pour une vague amende, sans même perdre la face. Officiellement, un maigre contingent seulement de cavaliers a poursuivi puis éradiqué un rassemblement de brigands, sur les terres Kitsu, puis Ikoma. Personne n’a noté la garde d’élite de la Maison Shinjo, cinq centaines de lances, qui passait par là. Evidemment, suite à cette affaire, le Champion Yokatsu a reçu tous nos vœux, pour la nouvelle année. Le tout accompagné d’une carte, extrêmement précise, de ce raid insoupçonné. Si les Shosuro peuvent tirer profit de leurs exploits, ce ne sont pas les Bayushi qui leur en feront le reproche.

La Maison Bayushi sur le devant de la scène, la Famille Shosuro à sa périphérie, et les Soshi partout ailleurs. Illusionnistes, confidents des kamis de l’Air et fins connaisseurs de l’esprit des hommes, ce sont nos meilleurs espions. Leur doigté, en chaque chose, est un talent rare. Ils ne commandent pas aux esprits, ni ne les prient : ils sont intimes. Leurs intrigues sont à double tranchant ; quelque soit l’issue de leurs manigances, toujours leurs intérêts en sortent réconfortés. Les seuls secrets de la magie des vents ne justifient pas autant de talent. Les vassaux de la Maison Soshi sont avant tout des perfectionnistes. Les rares sabreurs issus de leurs rangs finissent toujours par être remarqués. Sinon le reste d’entre eux reste à distance respectable de la gloire. Ils préfèrent évoluer dans les suites, à l’ombre des Shosuro et – surtout – des Bayushi. Ils briguent néanmoins quelques postes d’importance, surtout dans la magistrature. Là, leurs talents sont plus qu’utiles. Ils savent jouer de la vérité, la recouvrir d’un voile de mensonge ou bien l’éclairer. Leur lien avec l’élément de l’Air les favorise. Et si le témoignage d’un kami n’a toujours pas de valeur, les mots d’un magistrat de la Maison sont rarement mis en doute. Ces quelques-uns à la lumière évitent les faits glorieux, leur préférant les coulisses.
En soi, avec toutes ces qualités à son actif, la Famille Soshi est un outil d’espionnage et d’action exceptionnel. Avant la guerre contre l’ombre, ils servaient une cause diffuse : celle du Clan. Nous avons pour habitude de nous étendre et de ne pas nous attarder sur un intérêt seul – contrairement, par exemple, aux Clan du Lion et de la Licorne. Ainsi faisaient les Soshi. Seulement la mort de Soshi Bantaro, leur dernier seigneur légitime, le conseil des anciens, sur mon impulsion, a décidé de mettre en œuvre une politique nouvelle. En plaçant Hiroaki Tasu à la tête de Ryoko Owari Toshi et de la Maison, il a été décrété que le Clan du Scorpion devait se pencher sur l’économie de Rokugan. Il apparaissait alors que des organisations criminelles, dont la Yakuza, profitaient de l’absence de samouraï dans les affaires. Tout un pan de la Maison Soshi se mit en rang derrière son nouveau seigneur. En moins de deux ans le seigneur Hiroaki mettait à jour des alliances étranges, conclues de façon illicite. Il ne se priva pas de faire main basse sur les acquis des coupables, avant de poursuivre sa quête. Les dons magiques de sa Famille, dont il est lui-même privé, lui furent précieux. Ses vassaux ont su, avec l’aide des Shosuro, s’intégrer partout dans l’Empire, non loin de décideurs et de leurs gardes de rônins ; là, incognito, ils ont prêté une oreille attentive aux kamis de l’Air, aux bouches du voisinage. Ils ont laissé les vents capricieux porter les informations recueillies. C’est à Kyuden Soshi qu’elles ont été analysées, pour être transmises ensuite à Ryoko Owari, chez « l’invisible ».
Non contents de bien connaître leurs ennemis, les Soshi en ont profité pour semer les graines de leur chute. Ils ont implanté des ordres, remanié des mémoires et séduit leur comptant d’hommes de confiance. Les marchands véreux, parfois soumis à des organisations obscures, n’ont rien vu venir. Voyez-vous, les Soshi ne sont pas seulement formés à écouter des kamis. Ils sont instruits en beaucoup de domaines, grâce en soit rendue à un échange entre les écoles de la Maison et celles des Shosuro. Sur ordre de Tasu, toute cette machine s’est ébranlée, jusqu’à ce que la traque commence vraiment. Une fois les « façades » tombées, en l’occurrence ces commerçants corrompus, leurs employeurs durent réagir. Toute la Famille n’attendait que cela. Peu de personnes ont assisté à cette guerre. Elle a commencé dans des ruelles, dans des bordels privés et des fumeries d’opium, pour finir sur des toits et dans des greniers. Préparés au choc, et soutenus par des Bayushi et des « rônins », la Maison Soshi a manqué de peu abattre son adversaire. Il fallait frapper vite, et très fort : le conflit pouvait dégénérer d’une heure à l’autre, faire s’épancher du sang parmi la noblesse et dans les rues. Dans la précipitation Hiroaki Tasu n’a pas pu éviter le pire : du jour au lendemain il n’avait plus d’ennemi. Ils se sont retirés avant que le conflit ne les annihile. Privés de leurs maître, des centaines de larbins ont été exécutés, tous plus ignares les uns que les autres. Depuis, peu ou pas de nouvelles. La cabale dont s’est entiché le seigneur Soshi s’est réorganisée, à l’abri derrière un énième écran de fumée. La moitié des Soshi est toujours en investigation, très prudente, à la recherche de ces traîtres. « L’invisible » garde un œil attentif sur les transactions et la nouvelle économie rokugani. Son combat, celui de ses hommes-liges, n’est pas achevé. Tout le Clan du Scorpion le soutient. La traque interne des Toyotomi, vassaux des Shosuro, ne concerne pas que les partisans des Hantei. La Maison Bayushi rassemble et concentre des responsabilités moindres, au risque de paraître tyrannique, en leur nom. C’est le moins que nous puissions faire, en leur honneur.

Heureusement pour nous tous, la Famille Yogo est toute occupée à l’Inquisition. Je ne vous dresserais pas vraiment un portrait de ces shugenjas reclus. Je profiterais plutôt de cet encart pour en venir à des considérations plus piquantes. Mais revenons-en aux fanatiques Yogo, tous destinés – parce que maudits – à trahir la personne qu’ils chérissent le plus. Cette malédiction les obsède plus que jamais. Ils poursuivent, dans la solitude qui est la leur, leurs études sur la sorcellerie du sang, ses significations et ses adeptes. Leurs recherches les ont propulsé au conseil intérieur de l’Inquisition, en compagnie des Kuni et des Isawa – et de ce qu’il reste des Asako. Leur connaissance des glyphes, notamment restrictives, sert « brillamment » cette noble institution. Les plus prodigieux des Yogo rejoignent les inquisiteurs de terrain, ceux exposés aux pires hérésies de tout l’Empire. La Luciole a désiré que l’Inquisition perdure après les Hantei, et il a eu raison. Quant bien même son Champion d’Emeraude est le porteur de la Main de Jade, et un shugenja de très grande qualité, l’Empereur sait que l’indépendance de l’Inquisition est garante de sa pureté d’action. D’ailleurs, la collaboration entre le Champion d’Emeraude, le Shogun et l’Inquisition s’est toujours révélée porteuse. Il existe peut-être quelques frictions, nées de conflits d’opinion, mais rien qui puisse entraver les relations entre Tsuma et les inquisiteurs. Non, tout va bien de ce côté-ci de l’Empire, puisque l’ombre ne sème plus la discorde entre cette institution et le reste de l’Empire.
Mon questionnement est tout autre.
Il concerne les douze parchemins noirs, ceux dont on dit qu’ils renferment l’essence du Dieu Sombre, Fu Leng. Les Yogo en étaient les protecteurs ; plusieurs ont échappé, durant un millénaire, à leur garde. Notamment en direction de Gisei Toshi, aux mains du conseil des Cinq. L’un au moins a été ouvert, par le maître disparu de l’Outremonde, le dénommé Tsu. Il se serait offert avec un palais d’acier et d’obsidienne, au plus profond de son domaine impie, dans le but d’unifier ces terres maudites sous sa bannière. Mais je ne suis pas là pour vous réciter l’histoire de ces parchemins souillés, plus pour que nous nous penchions sur leur nature, leur essence – leur raison d’être. Fu Leng est mort. Depuis mille cent ans. Le kami Togashi, fondateur du Clan du Dragon, l’a avoué : c’est lui l’assassin de son frère corrompu. Lui, encore, qui a accepté toute la souillure du dieu mort. Alors, que recèlent ces parchemins ? La corruption de Togashi ? Le dragon nous est apparu, depuis son départ des terres de son Clan. Il n’a jamais été si horrible et contrefait. Tous les témoignages concordent : de la noble bête ne restent qu’écailles boursouflées et souffles fétides. Difficile de croire que l’ouverture d’un seul des douze parchemins provoque de tels changements. Isawa Tadaka et Isawa Tetsuo sont formels, ainsi que Kuni Tansho. La question reste entière, et les manuscrits maudits ne parlent pas. Jamais encore nous n’avons osé capturer un adepte du sang, qu’il interroge lui-même, rituels impies à l’appui, l’un des douze en notre possession. Revenons-en aux prémisses de mon discours, messires : le passé, tronqué, l’avenir – à conquérir. Elles sont toujours nombreuses, les énigmes de notre histoire. Enigmes dont on ignore la portée et l’importance. Ce sont les gens de mon Clan, toujours à danser sur le tranchant d’un sabre, qui mesurent le mieux combien le passé n’est pas seulement constitué d’une guerre gagnée et d’une dynastie éteinte.

Je finirais ainsi, abruptement, pour ne pas atténuer mon propos. Il reste tant de sujets à aborder que la tête m’en tourne, messires. A vous de faire la différence.

Bien à vous trois, piliers de Rokugan,

Bayushi Shoju.
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